La ligne directrice de l’article : le classement mondial golf d’avril 2026 porte la marque d’un seul événement : le Masters d’Augusta, qui vient de redistribuer les cartes avec une violence rarement vue en début de saison. Rory McIlroy a remporté sa deuxième veste verte consécutive le 13 avril, rejoignant Tiger Woods, Nick Faldo et Jack Nicklaus comme seuls joueurs à avoir gagné deux Masters de suite. Un exploit qui ne change pas la tête du classement OWGR, Scottie Scheffler reste n°1 mondial avec 16,29 points de moyenne, mais qui annonce une bagarre pour le trône qui va durer toute la saison.
Ce classement du 12 avril 2026 est le premier de l’année à être aussi profondément rebattu. Cameron Young entre au n°3 mondial grâce à sa finale au Masters, Matt Fitzpatrick revient dans le top 10, Ludvig Åberg et Tyrrell Hatton font leur entrée dans le top 25. Harris English, Viktor Hovland et Keegan Bradley dévissent de plusieurs places. Du côté français, Adrien Saddier reste le seul tricolore dans le top 100, à la 96e place, pendant que Matthieu Pavon, 20e mondial en 2024, est malheureusement hors du top 100, à la 233e place. Voici le décryptage complet d’un classement post-Masters qui annonce une saison historique.
Sommaire
- Le tableau du Top 30 OWGR au 12 avril 2026
- Scottie Scheffler : toujours n°1 mais rattrapé par le doute
- Rory McIlroy : le n°2 mondial qui joue comme un n°1
- Cameron Young : l’entrée fracassante au n°3 mondial
- Justin Rose au n°4 : la renaissance d’un vétéran à 45 ans
- Les Français au classement mondial golf : bilan en demi-teinte
- LIV Golf et classement OWGR : Rahm et DeChambeau dans le brouillard
Dans cet article vous allez découvrir
- Le Top 30 OWGR complet au 12 avril 2026 avec les mouvements par rapport à mars
- Pourquoi McIlroy reste n°2 mondial malgré son doublé au Masters
- L’analyse des grands gagnants et perdants du classement post-Augusta
- Le bilan des joueurs français et la situation de Matthieu Pavon
Ce classement est basé sur les données officielles OWGR au 12 avril 2026, intégrant les points du Masters d’Augusta.
Le tableau du Top 30 OWGR au 12 avril 2026
Avant d’analyser les grandes tendances, voici le classement officiel au 12 avril 2026. Les mouvements par rapport au classement de mars sont indiqués pour chaque joueur. Ce tableau constitue la photographie la plus récente de la hiérarchie mondiale, fraîchement mise à jour après le premier Majeur de la saison. Pour bien comprendre la mécanique de ces points et comment les pros gèrent leur calendrier pour maximiser leur moyenne, notre guide sur la progression en golf explique le parallèle avec le système WHS amateur.
| Rang | Joueur | Pays | Moy. pts | Pts totaux | Tournois | vs Mars |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Scottie Scheffler | 🇺🇸 USA | 16,29 | 651,53 | 40 | — |
| 2 | Rory McIlroy | ☘️ IRL-N | 10,15 | 466,82 | 46 | — |
| 3 | Cameron Young | 🇺🇸 USA | 5,88 | 270,32 | 46 | ↑ NEW |
| 4 | Justin Rose | 🏴 ENG | 5,32 | 233,87 | 44 | — |
| 5 | Tommy Fleetwood | 🏴 ENG | 5,22 | 266,42 | 51 | ↓ 2 |
| 6 | Russell Henley | 🇺🇸 USA | 5,11 | 204,29 | 40 | ↑ 1 |
| 7 | Matt Fitzpatrick | 🏴 ENG | 5,09 | 244,20 | 48 | ↑ NEW |
| 8 | Collin Morikawa | 🇺🇸 USA | 5,08 | 208,42 | 41 | ↓ 3 |
| 9 | Xander Schauffele | 🇺🇸 USA | 4,94 | 197,63 | 40 | ↑ 1 |
| 10 | J.J. Spaun | 🇺🇸 USA | 4,84 | 251,81 | 52 | ↓ 1 |
| 11 | Chris Gotterup | 🇺🇸 USA | 4,69 | 243,92 | 52 | ↓ 5 |
| 12 | Robert MacIntyre | 🏴 SCO | 4,62 | 240,19 | 52 | ↓ 4 |
| 13 | Sepp Straka | 🇦🇹 AUT | 4,16 | 199,61 | 48 | — |
| 14 | Hideki Matsuyama | 🇯🇵 JPN | 4,09 | 196,51 | 48 | ↓ 2 |
| 15 | Justin Thomas | 🇺🇸 USA | 3,86 | 154,30 | 40 | ↓ 1 |
| 16 | Ben Griffin | 🇺🇸 USA | 3,83 | 199,12 | 52 | ↓ 5 |
| 17 | Ludvig Åberg | 🇸🇪 SWE | 3,79 | 166,62 | 44 | ↑ NEW |
| 18 | Jacob Bridgeman | 🇺🇸 USA | 3,64 | 189,27 | 52 | ↑ 1 |
| 19 | Alex Noren | 🇸🇪 SWE | 3,52 | 140,99 | 40 | ↓ 3 |
| 20 | Patrick Reed | 🇺🇸 USA | 3,51 | 140,56 | 40 | ↓ 2 |
| 21 | Harris English | 🇺🇸 USA | 3,46 | 169,48 | 49 | ↓ 6 |
| 22 | Viktor Hovland | 🇳🇴 NOR | 3,45 | 141,46 | 41 | ↓ 5 |
| 23 | Tyrrell Hatton | 🏴 ENG | 3,39 | 135,44 | 40 | ↑ NEW |
| 24 | Akshay Bhatia | 🇺🇸 USA | 3,36 | 174,89 | 52 | ↑ NEW |
| 25 | Bryson DeChambeau | 🇺🇸 USA | 3,09 | 123,69 | 40 | ↑ NEW |
| 26 | Keegan Bradley | 🇺🇸 USA | 3,01 | 132,26 | 44 | ↓ 6 |
| 27 | Min Woo Lee | 🇦🇺 AUS | 2,99 | 146,36 | 49 | ↑ NEW |
| 28 | Sam Burns | 🇺🇸 USA | 2,95 | 138,69 | 47 | ↑ NEW |
| 29 | Maverick McNealy | 🇺🇸 USA | 2,95 | 153,37 | 52 | ↑ NEW |
| 30 | Si Woo Kim | 🇰🇷 KOR | 2,92 | 152,04 | 52 | ↑ NEW |
Source : OWGR officiel au 12 avril 2026 — après Masters d’Augusta. Moyenne de points calculée sur les 40 tournois minimum des deux dernières années. ↑ NEW = entrée dans le top 30.
Scottie Scheffler : toujours n°1 mais rattrapé par le doute
Une domination mathématique qui ne tremble pas
Les chiffres sont clairs : avec 16,29 points de moyenne contre 10,15 pour McIlroy, Scottie Scheffler reste au-dessus de toute concurrence sérieuse à court terme. Son avance représente plus de six points de moyenne, ce qu’aucun joueur ne peut combler en quelques semaines même avec une série de victoires. Le système OWGR, qui lisse les performances sur deux ans, protège les joueurs réguliers des accidents ponctuels. Scheffler a accumulé assez de capital pour traverser même plusieurs mois difficiles sans perdre sa place de numéro un mondial.
Mais le Masters d’Augusta a révélé quelque chose que les statistiques ne montrent pas encore : pendant deux jours, Scottie Scheffler était méconnaissable. Son jeu de fer, habituellement stratosphérique, a été « au niveau de la moyenne du PGA Tour » selon ses propres mots. Trois sorties sans top 10 avant Augusta, un début de tournoi raté à douze coups de McIlroy. Il a fallu un weekend bogey-free, le premier au Masters depuis 1942, pour limiter les dégâts. Le n°1 mondial a gagné sa place d’honneur par la puissance de sa reprise tardive, pas par sa maîtrise habituelle. C’est un signal que ses rivaux ont noté.
Scheffler vs McIlroy : l’écart en chiffres
Scheffler : 16,29 pts de moyenne / 651,53 pts totaux / 40 tournois. McIlroy : 10,15 pts de moyenne / 466,82 pts totaux / 46 tournois. L’écart de 6,14 points de moyenne est le plus grand entre un n°1 et un n°2 mondial depuis l’ère Tiger Woods. Pour détrôner Scheffler, McIlroy devrait remporter environ quatre Majeurs consécutifs sans que l’Américain ne marque un seul point. Ce n’est pas pour demain.
Le calendrier qui va tout décider
Scheffler a joué 40 tournois sur ses deux dernières années, soit exactement le minimum requis pour stabiliser la moyenne. Cela signifie qu’il ne peut plus se permettre de rater des cuts ou d’enchaîner des tournois à faible rendement en points : chaque nouvelle sortie remplacera l’une de ses meilleures dans le calcul. La gestion du calendrier va devenir aussi cruciale que le jeu lui-même pour maintenir sa moyenne à ce niveau. Il faut maintenant décrocher des victoires ou des tops 5 dans les tournois à forte densité de points, notamment les Majeurs et les événements signature du PGA Tour.
Rory McIlroy : le n°2 mondial qui joue comme un n°1
Le doublé qui change tout sauf le classement
Rory McIlroy vient de rejoindre Tiger Woods, Nick Faldo et Jack Nicklaus comme seuls joueurs à avoir remporté deux Masters consécutifs. Il détient maintenant six Majeurs au total, ce qui le place parmi les plus grands de l’histoire du jeu. Ce doublé lui a valu un bond significatif en points OWGR, sa moyenne est passée de 8,70 en mars à 10,15 en avril, une progression de plus d’un point et demi en un seul tournoi. C’est la progression mensuelle la plus importante depuis le début de la saison sur le circuit.
Le paradoxe de McIlroy, c’est que malgré ses victoires spectaculaires, le système OWGR ne lui permet pas encore de menacer Scheffler. La raison est mathématique : il joue plus de tournois (46 contre 40 pour Scheffler), ce qui dilue davantage sa moyenne. J’aurais du mal à trouver un autre exemple dans l’histoire récente d’un joueur capable de remporter deux Majeurs consécutifs sans récupérer la première place mondiale. C’est la marque de la domination sans précédent de Scheffler sur ces deux dernières années. Pour mieux comprendre ce mécanisme de calcul de moyenne qui s’applique aussi dans le système amateur, notre guide sur le handicap golf détaille comment la fréquence de jeu influence les résultats.
Augusta : un dimanche de montagnes russes
Le quatrième tour du 90e Masters restera dans les annales. McIlroy menait de six coups après deux tours, puis tout s’est effondré le samedi. Au départ du dimanche, il était à égalité avec Cameron Young, avec Scheffler qui rôdait à quatre coups. Double bogey au 4, bogey au 6, deux longueurs de retard : le scénario ressemblait à une répétition de toutes ses grandes désillusions passées. Ce qui s’est passé ensuite mérite d’être retenu : deux birdies consécutifs à Amen Corner aux trous 12 et 13, un driver de 350 yards au 13, et la maîtrise retrouvée d’un champion qui sait désormais fermer un Majeur. « Je peux dire merci à ma bonne étoile », a-t-il confié après la cérémonie. C’est la preuve que la régularité mentale, plus que le talent pur, fait les grands champions.

Cameron Young : l’entrée fracassante au n°3 mondial
Le choc du classement post-Masters
La grande surprise de ce classement d’avril, ce n’est pas McIlroy qui remonte ni Scheffler qui résiste. C’est Cameron Young qui fait irruption au n°3 mondial, position qu’il n’avait jamais occupée de sa carrière. L’Américain de 27 ans a construit cette place en quelques semaines : vainqueur du Players Championship début mars, finaliste du Masters le 12 avril, il cumule des points à un rythme que personne d’autre sur le circuit n’a réussi à tenir ce printemps. Sa moyenne de 5,88 points le place à seulement 0,34 point derrière Justin Rose au 4e rang.
Ce qui impressionne chez Young, c’est sa capacité à rester dans la conversation sur les tournois les plus relevés. Son dimanche à Augusta illustre parfaitement ce qu’il est : un joueur capable de prendre la tête d’un Majeur, mais pas encore armé pour le fermer quand McIlroy est en face. Il a tenu la corde jusqu’au 16e trou avant de s’effacer. C’est la différence entre un n°3 mondial et un futur champion de Majeur. Cette nuance disparaîtra probablement avant la fin de la saison.
Le conseil de France Golf
Observer Cameron Young au practice est une leçon de stratégie de parcours. Il ne cherche jamais la distance maximale, mais toujours la position optimale pour son coup suivant. C’est exactement ce que notre guide sur la stratégie de parcours au golf enseigne pour les amateurs : jouer intelligent prime sur jouer fort.
Les autres mouvements notables du top 30
Au-delà du trio de tête, plusieurs évolutions méritent d’être signalées. Matt Fitzpatrick entre au n°7 après une série de bons résultats discrets mais constants, il était absent du top 20 en mars. Tyrrell Hatton fait son entrée au n°23 grâce à son T3 au Masters, la meilleure performance de sa saison. Ludvig Åberg revient au n°17 après une période difficile. Côté déceptions, Harris English chute de la 15e à la 21e place en un mois, Viktor Hovland de la 17e à la 22e, et Keegan Bradley perd six places pour tomber au 26e rang. Ces baisses reflètent le même phénomène : l’érosion hebdomadaire des points anciens, non compensée par des résultats récents suffisants.
Justin Rose au n°4 : la renaissance d’un vétéran à 45 ans
Un Masters de légende pour un homme hors du commun
Parmi toutes les histoires de ce classement d’avril, celle de Justin Rose est sans doute la plus belle. À 45 ans, l’Anglais est resté en tête du dernier tour du Masters jusqu’à Amen Corner, menaçant sérieusement de devenir le deuxième joueur le plus âgé à remporter le tournoi après Jack Nicklaus en 1986. Il a signé trois birdies consécutifs sur les trous 7, 8 et 9 pour prendre la tête, avant que les trous 11 et 12 ne lui coûtent ses illusions. Son T3 au Masters lui a permis de consolider sa 4e place mondiale qu’il occupait déjà en mars, avec une moyenne de 5,32 points.
Ce qui est remarquable, c’est la continuité de ses performances depuis le début de 2026. Rose prouve que l’expérience et l’intelligence tactique compensent largement la perte de distance au drive que l’âge impose. Sur un parcours aussi stratégique qu’Augusta, sa lecture de jeu vaut des coups que les jeunes frappeurs ne peuvent pas récupérer avec leur puissance. Je suis convaincu que Rose a encore au moins un Majeur en lui si sa santé tient. La sagesse d’un vétéran sur un parcours qui récompense la précision plutôt que la distance, c’est une arme redoutable. Son régularité s’explique aussi par une gestion parfaite de son calendrier, en évitant les tournois mineurs pour préserver son énergie pour les grands rendez-vous. Pour comprendre comment la régularité construit un classement au fil du temps, notre guide sur le par au golf illustre ce que signifie jouer stratégiquement chaque trou.
Les Français au classement mondial golf : bilan en demi-teinte
Tableau des dix meilleurs Français au 12 avril 2026
Aucun Français n’était qualifié au Masters d’Augusta cette année, une première depuis 2023. Matthieu Pavon, présent lors des deux éditions précédentes, n’a pas atteint le niveau requis. C’est dans ce contexte un peu morose que voici l’état des lieux complet de la délégation tricolore dans le classement mondial au 12 avril 2026.
| Rang mondial | Joueur | Moy. pts | Pts totaux | Semaine préc. |
|---|---|---|---|---|
| 96 | Adrien Saddier | 1,34 | 69,63 | 97 ↑ |
| 143 | Martin Couvra | 1,00 | 52,06 | 142 ↓ |
| 156 | Julien Guerrier | 0,91 | 47,11 | 154 ↓ |
| 161 | Jeremy Gandon | 0,89 | 40,91 | 160 ↓ |
| 185 | Antoine Rozner | 0,77 | 40,04 | 184 ↓ |
| 196 | Victor Perez | 0,72 | 36,83 | 192 ↓ |
| 212 | Ugo Coussaud | 0,66 | 34,57 | 213 ↑ |
| 218 | Frédéric LaCroix | 0,65 | 31,12 | 219 ↑ |
| 233 | Matthieu Pavon | 0,61 | 31,69 | 227 ↓ |
| 254 | Romain Langasque | 0,55 | 28,48 | 248 ↓ |
Adrien Saddier, seul rescapé dans le top 100
La situation est claire : Adrien Saddier est le seul Français dans le top 100 mondial, à la 96e place. C’est lui la référence tricolore en ce début 2026, et il tient bon malgré l’érosion hebdomadaire qui grignote les points des joueurs peu actifs sur les circuits à forte densité de points. Sa moyenne de 1,34 point par tournoi est solide pour son niveau, mais elle ne lui permettra pas de penser aux Majeurs sans une victoire significative. Golf Planète a noté juste après le Masters qu’il « restait dans le top 100 et conservait des chances » sur certains critères de qualification. C’est suffisant pour garder espoir.
La chute de Matthieu Pavon : du top 20 à la 233e place
Il y a deux ans, Matthieu Pavon était 20e mondial, le premier Français dans le top 20 depuis longtemps. Ce printemps 2026, il pointe à la 233e place, avec une moyenne de 0,61 point par tournoi. La trajectoire est aussi nette que douloureuse : ses résultats se sont dégradés régulièrement depuis l’été 2024, et le système OWGR sur deux ans lui fait payer la différence entre ses scores d’hier et ceux d’aujourd’hui. Ses anciens bons résultats tombent progressivement de la fenêtre glissante, et ils ne sont pas compensés par de nouveaux. C’est l’illustration parfaite du marathon de 104 semaines qu’est le classement OWGR : il ne pardonne pas l’inégularité sur la durée. Pour les amateurs qui comprennent la mécanique du WHS, c’est exactement le même principe : sans cartes enregistrées régulièrement, l’index remonte. Notre guide pour baisser son index explique pourquoi la régularité bat toujours l’exploit isolé.

LIV Golf et classement OWGR : Rahm et DeChambeau dans le brouillard
DeChambeau remonte, Rahm s’effondre
Le circuit LIV continue de générer son lot de paradoxes dans le classement mondial. Bryson DeChambeau entre dans le top 30 à la 25e place avec 3,09 points de moyenne, malgré un Masters catastrophique, coupé dès le deuxième tour après deux explosions dans les bunkers. Sa présence dans le top 30 s’explique par un stock de points accumulés lors de sa qualification pour Augusta via le LIV et par quelques bons résultats sur d’autres événements homologués. Jon Rahm, lui, est à la 31e place mondiale avec 2,91 points de moyenne, ce qui le place juste hors du top 30. Son cas est encore plus frappant : vainqueur du Masters en 2023 et régulièrement performant sur le LIV, il perd du terrain mécaniquement chaque semaine faute de points distribués.
Le débat qui ne se referme pas
La question de la représentativité du classement mondial reste entière. Voir Rahm et DeChambeau absents des premiers rangs alors qu’ils dominent leur circuit pose un vrai problème de légitimité. Le Masters a aggravé ce sentiment : DeChambeau et Rahm venaient de remporter leurs trois dernières sorties LIV combinées, ils sont arrivés à Augusta dans un état de forme excellent selon tous les observateurs, et ils ont raté le cut. Ce résultat nourrit à la fois l’argument de ceux qui disent que le LIV ne prépare pas aux Majeurs, et de ceux qui soulignent que le format LIV n’a rien à voir avec 72 trous de stroke play. Le sujet ne sera pas réglé avant que les instances sportives ne trouvent un accord sur l’intégration des points LIV dans l’OWGR.
Ce que révèle le classement d’avril
Le classement OWGR d’avril 2026 confirme une vérité simple : la régularité sur deux ans bat l’exploit isolé. Scheffler domine grâce à une constance impossible à répliquer. McIlroy s’est rapproché en gagnant deux Majeurs consécutifs, mais il lui faudrait une saison entière de victoires pour combler l’écart. La leçon vaut aussi pour les amateurs : notre guide sur les formules de jeu au golf explique comment structurer sa pratique pour progresser de façon cohérente, comme le font les pros avec leur calendrier.
Classement mondial golf avril 2026 : le bilan
Ce classement mondial golf d’avril 2026 s’inscrit dans une saison qui s’annonce historique. Scheffler reste intouchable mathématiquement, mais McIlroy vient de prouver à Augusta qu’il est le seul à pouvoir lui tenir tête sur un Majeur. Cameron Young a confirmé qu’il appartient désormais à l’élite absolue. Justin Rose, à 45 ans, continue d’écrire une histoire que personne n’aurait osé prédire il y a encore un an. Les prochains Majeurs, PGA Championship et US Open, vont affiner encore davantage cette hiérarchie. Le RBC Heritage d’Hilton Head Island accueille cette semaine les meilleurs, avec Justin Thomas en tenant du titre, avant que le circuit ne s’emballe vers les grandes échéances de l’été.
Du côté français, l’enjeu des prochaines semaines sera clair : est-ce qu’un joueur tricolore peut se qualifier pour le PGA Championship en mai ? Les critères passent notamment par le classement mondial, et avec Saddier à la 96e place, la marge n’est pas confortable. La question de la présence française dans les Majeurs reste entière pour 2026. Pour mieux comprendre les mécanismes du scoring au niveau pro et comment les meilleurs mondiaux construisent leurs scores, nos guides techniques vous donnent les clés pour progresser dans votre propre jeu.
Classement mondial golf avril 2026 en résumé
- Scheffler reste n°1 avec 16,29 pts de moyenne — avance insurmontable à court terme
- McIlroy monte à 10,15 pts après son doublé historique au Masters (6e Majeur)
- Cameron Young entre au n°3 mondial après le Players Championship et sa finale à Augusta
- Adrien Saddier est le seul Français dans le top 100 (96e) — aucun Tricolore au Masters 2026
Le prochain rendez-vous décisif pour le classement mondial : le PGA Championship en mai. Les qualifications passent notamment par le top 100 OWGR, et le suspense reste entier pour les Français.
Qui est n°1 mondial golf en avril 2026 ?
Scottie Scheffler reste n°1 mondial avec une moyenne de 16,29 points OWGR au 12 avril 2026. Malgré sa 2e place au Masters derrière McIlroy, son avance de plus de six points sur le n°2 reste mathématiquement impossible à combler à court terme.
Rory McIlroy est-il remonté au classement mondial après le Masters ?
Oui. McIlroy passe de 8,70 à 10,15 points de moyenne entre mars et avril, sa plus forte progression mensuelle de la saison. Son doublé au Masters lui apporte un gain massif de points OWGR, mais il reste n°2 mondial derrière Scheffler en raison de l’avance colossale accumulée par l’Américain sur deux ans.
Comment fonctionne le classement OWGR ?
Le classement OWGR calcule une moyenne de points sur une période glissante de deux ans (104 semaines). Les points gagnés lors de chaque tournoi dépendent de la qualité du champ de joueurs présents. Un minimum de 40 tournois est requis pour stabiliser la moyenne. Les performances récentes pèsent plus lourd que les résultats anciens grâce à un système de dévaluation progressive.
Quel est le meilleur joueur français au classement mondial golf 2026 ?
Adrien Saddier est le meilleur Français au classement OWGR d’avril 2026, à la 96e place mondiale avec 1,34 point de moyenne. Il est le seul Tricolore dans le top 100. Matthieu Pavon, 20e mondial en 2024, a chuté à la 233e place suite à des résultats en baisse depuis l’été 2024.
Pourquoi Jon Rahm n’est-il pas dans le top 30 mondial ?
Jon Rahm est 31e mondial avec 2,91 points de moyenne. Le circuit LIV Golf, sur lequel il joue depuis 2023, distribue très peu de points OWGR. Rahm perd donc du terrain chaque semaine par érosion de ses anciens résultats, sans compensation suffisante par ses performances actuelles sur le LIV.
Quels joueurs ont le plus progressé dans le classement OWGR entre mars et avril 2026 ?
Les plus fortes progressions sont celles de Rory McIlroy (+1,45 pt de moyenne), Cameron Young (entrée au n°3 mondial après le Players Championship et sa finale au Masters) et Tyrrell Hatton (entrée dans le top 30 grâce à son T3 à Augusta). Matt Fitzpatrick et Ludvig Åberg sont également de retour dans le top 20.
Quel est le classement du Masters 2026 ?
Le 90e Masters (9-12 avril 2026) s’est terminé ainsi : 1er Rory McIlroy (-12), 2e Scottie Scheffler (-11), T3 Justin Rose, Tyrrell Hatton, Cameron Young et Russell Henley (-10), T7 Collin Morikawa et Sam Burns, T9 Max Homa et Xander Schauffele.
Peut-on se qualifier pour les Majeurs via le classement OWGR ?
Oui, le top 50 OWGR est l’un des critères de qualification pour le Masters et les autres Majeurs. Pour le PGA Championship et l’US Open, les critères varient mais le classement mondial joue toujours un rôle important. Être dans le top 100 mondial offre des opportunités de qualification supplémentaires selon les tournois.
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