Choisir son wedge de golf : loft, bounce et grind selon votre niveau

Edouard

La ligne directrice de l’article : Vous avez déjà vécu ce moment d’hésitation à 85 mètres du drapeau, coincé entre un plein coup trop long et un demi-swing approximatif qui finit souvent dans le bunker ? Ce problème a un nom : un sac mal équipé en wedges. Choisir ses wedges de golf, c’est l’une des décisions les plus rentables que vous puissiez prendre pour faire baisser votre score, bien avant de revoir votre swing ou d’acheter un nouveau driver. Pourtant, la plupart des golfeurs amateurs achètent leurs wedges au hasard, attirés par une marque ou un design, sans jamais vérifier si les lofts s’emboîtent correctement avec leur série de fers actuelle.

Dans ce guide, on va aller droit au but. Pas de catalogue de marques ni de liste de modèles à la mode : une méthode claire pour construire votre dotation de wedges en partant de ce que vous avez déjà dans le sac, en comprenant le rôle du bounce et du grind, et en adaptant le tout à votre niveau de jeu réel. Que vous débutiez ou que vous tourniez autour de 80, les principes sont les mêmes. Seule l’application change.

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Dans cet article vous allez découvrir
  • Pourquoi votre pitching wedge est le point de départ obligatoire de toute configuration
  • La règle des 4 à 6 degrés et comment elle garantit des écarts de distance réguliers
  • Ce qu’est vraiment le bounce et comment l’adapter à votre terrain habituel
  • Un tableau complet des configurations recommandées par niveau de jeu

Débutant ou confirmé, vous repartirez avec une méthode concrète pour constituer une dotation de wedges cohérente, sans tâtonner.

Wedge de golf : comprendre les 4 rôles avant de choisir

Avant de regarder les chiffres, il faut comprendre ce que vous cherchez à couvrir. Un wedge n’est pas juste un « club d’approche » : chaque type a un rôle précis dans votre sac, et confondre ces rôles est la première erreur que commettent la plupart des golfeurs amateurs.

Les 4 types de wedges et leurs zones d’usage

Le pitching wedge (PW), avec un loft entre 44 et 48 degrés selon les fabricants, est le club des approches à pleine distance depuis le fairway. C’est le prolongement naturel de votre série de fers, et il est souvent inclus dedans. Son rôle principal, c’est la distance, pas la finesse. Ne lui demandez pas de faire du petit jeu délicat : ce n’est pas sa vocation.

Le gap wedge (GW), aussi appelé approach wedge ou wedge intermédiaire, se situe entre 50 et 52 degrés. Il existe précisément pour combler le vide entre le PW et le sand wedge, un vide qui s’est creusé avec l’évolution des fers modernes dont les lofts se sont considérablement fermés ces vingt dernières années. Si vous n’avez pas de gap wedge dans votre sac, vous avez très certainement un trou de 15 à 20 mètres dans votre couverture de distance. C’est un coup perdu à chaque partie.

Le sand wedge (SW), entre 54 et 58 degrés, est le couteau suisse du petit jeu. Bunkers, approches courtes, chips roulés ou lobés : c’est le wedge le plus polyvalent de la série, celui que vous utiliserez dans le plus grand nombre de situations. Sa semelle large et son bounce prononcé lui permettent de glisser proprement sous la balle dans le sable sans s’enfoncer.

Le lob wedge (LW), entre 58 et 64 degrés, est le club des coups spectaculaires et des situations extrêmes. Il envoie la balle très haut sur très peu de distance et lui permet de s’arrêter quasi net sur le green. On y revient en détail plus loin, parce que ce club est souvent acheté par réflexe ou par admiration pour les pros, alors qu’il n’est pas toujours adapté au niveau amateur. Ce n’est pas un club pour tout le monde.

Couple de golfeurs choisissant un club lors d'un fitting, choisir wedge golf selon son niveau

Comment choisir le loft en partant de son pitching wedge

La méthode est simple, mais elle exige une étape préalable que presque personne ne fait : vérifier le loft réel de son pitching wedge. Non, 48 degrés n’est plus la norme depuis longtemps.

Le piège des fers modernes aux lofts fermés

Les fabricants ont progressivement fermé les lofts de leurs séries de fers pour afficher des distances plus flatteuses sur leurs fiches techniques. Aujourd’hui, certains pitching wedges de séries grand public descendent à 41 ou 42 degrés, là où ils étaient à 48 degrés il y a vingt ans. Ce n’est pas un détail : un PW à 42 degrés crée un écart de 14 degrés avec un sand wedge classique à 56 degrés, ce qui représente deux clubs manquants dans votre sac, pas un seul.

Je vois beaucoup de golfeurs qui pensent avoir besoin d’un seul wedge supplémentaire alors qu’il leur en faut deux. La première chose à faire, avant tout achat, c’est d’ouvrir la fiche technique de votre série et de noter le loft exact de votre PW. Ce chiffre est votre point de départ. Tout le reste découle de là.

Infographie stratégie du pitching wedge : loft réel et gap wedge pour choisir wedge golf

La règle des 4 à 6 degrés pour des distances régulières

Une fois ce chiffre connu, l’objectif est d’obtenir un écart régulier de 4 à 6 degrés entre chaque wedge de votre sac. En pratique, chaque degré de loft représente environ 2 à 3 mètres de distance sur un plein coup de wedge. Un écart de 4 degrés donne donc environ 8 à 12 mètres entre deux clubs, ce qui est cohérent et gérable. Un écart plus grand crée des zones mortes où vous serez systématiquement inconfortable.

Voici comment construire votre configuration en partant de votre PW. Si votre PW est à 46 degrés, votre GW idéal est à 50-52 degrés, votre SW à 54-56 degrés, et votre LW optionnel à 58-60 degrés. Si votre PW est à 42 degrés, il vous faut deux clubs intermédiaires avant d’arriver à 56 degrés : un gap wedge à 48-50 degrés et un sand wedge à 54-56 degrés. La configuration dépend entièrement de votre point de départ, pas d’une règle universelle.


Le conseil de France Golf

Avant de racheter quoi que ce soit, passez 20 minutes au practice à frapper des pleins coups avec votre PW, votre premier wedge additionnel et votre SW. Notez les distances sur cibles. Si vous trouvez un trou de plus de 15 mètres entre deux clubs, vous avez identifié votre problème. Pour comprendre comment utiliser ces distances de façon stratégique sur le parcours, notre guide des distances par club vous donnera les repères nécessaires.

3 ou 4 wedges dans son sac : comment arbitrer

Un sac de golf est limité à 14 clubs. Ajouter un quatrième wedge signifie retirer un club long, souvent un bois ou un hybride. Ce n’est pas une décision anodine : elle dépend d’une question honnête sur votre jeu : où perdez-vous le plus de coups, sur les longs coups ou autour des greens ? Pour la grande majorité des amateurs, la réponse est autour des greens — et dans ce cas, un quatrième wedge bien choisi est un investissement qui se rentabilise très rapidement sur votre index.

Les joueurs qui jouent régulièrement sur des parcours techniques, avec des greens bien défendus et des bunkers nombreux, ont généralement intérêt à aller vers 3 wedges minimum. Pour les parcours plus ouverts et les débutants qui jouent encore beaucoup de bois et hybrides, 2 wedges suffisent amplement pour commencer. L’essentiel est que les distances soient couvertes sans zone morte, quel que soit le nombre de clubs.

Infographie règle des 4 à 6 degrés d'écart entre wedges : choisir wedge golf étagement distances

Le bounce : le paramètre que personne ne regarde

Si le loft est le paramètre que tout le monde connaît, le bounce est celui que presque personne ne regarde avant d’acheter. C’est une erreur, parce que le bounce influence autant la qualité de vos frappes que le loft lui-même, surtout dans les situations délicates.

Ce qu’est vraiment le bounce et comment il agit

Le bounce, c’est l’angle entre le bord avant de la semelle (leading edge) et le bord arrière de la tête du club, mesuré par rapport au sol à l’adresse. En pratique, c’est ce qui crée un espace entre le leading edge et le sol quand vous posez le club normalement. Plus cet espace est grand, plus le bounce est élevé, et plus la semelle « rebondit » sur le sol plutôt que de s’y enfoncer.

L’utilité est directe : sur un sol mou ou dans le sable, un bounce élevé (10 à 14 degrés) empêche le club de s’enterrer et permet à la semelle de glisser proprement sous la balle. Sur un sol dur et sec, un bounce trop élevé fait ricocher le club avant la balle, ce qui provoque les grattes ou les tops si redoutés. Le bon bounce est donc celui qui correspond à vos conditions de jeu habituelles, pas celui qui est le plus populaire dans les magazines.

Choisir son bounce selon son terrain et son swing

Il y a deux facteurs à considérer ensemble : la texture de vos terrains habituels et votre angle d’attaque. Un joueur qui prend des divots profonds et descend sur la balle de manière prononcée a besoin de plus de bounce pour compenser, parce que son club entre dans le sol de façon plus verticale. Un joueur qui balaie la balle en effleurant l’herbe, au contraire, a besoin de moins de bounce pour éviter les grattes sur sol ferme.

En règle générale, un bounce entre 8 et 12 degrés est la plage polyvalente qui convient à la plupart des amateurs sur des parcours européens où les sols alternent entre mou au printemps et dur en été. Un bounce inférieur à 8 degrés est réservé aux joueurs confirmés qui savent précisément ce qu’ils font avec leur angle d’attaque. Pour 80 % des golfeurs amateurs, un bounce moyen autour de 10 degrés est le bon choix.

Type de sol / conditionBounce recommandéRisque si mauvais choix
Sol mou, herbe humideHigh : 12-14°Club planté, coup gras
Conditions normales (polyvalent)Mid : 8-12°Peu de risque, choix le plus sûr
Sol dur, sec, lies serrésLow : 4-6°Gratte, top, balle envoyée hors du green
Sable de bunker mouHigh : 10-14°Club qui s’enfonce, sortie impossible
Sable compact ou humideMid : 8-10°Ricochet du club sur le sable dur
Infographie bounce wedge golf selon le terrain et l'angle d'attaque - divots profonds vs balayage

Choisir ses wedges selon son niveau : tableau complet

La configuration idéale n’est pas la même pour tout le monde, et c’est là que l’article du rédacteur manquait sa cible : donner la même recommandation à un débutant index 36 et à un joueur qui tourne à 10, c’est inutile pour les deux. Voici une grille de lecture adaptée à chaque profil.

Débutants et grands handicapeurs (index 28-36)

À ce stade, l’objectif n’est pas la précision millimétrée mais la régularité et la tolérance. Deux wedges suffisent largement : votre PW inclus dans la série, et un sand wedge à 54 ou 56 degrés avec un bounce élevé (12 degrés) qui pardonne les contacts imparfaits. Évitez les semelles trop fines et les bounces trop faibles qui demandent une précision de contact que personne n’a au début. La simplicité, c’est ce qui fait progresser le plus vite à ce stade.

Je recommande de rester sur cette configuration au moins une saison complète avant d’envisager d’ajouter un troisième club. Le travail du contact de balle prime sur l’optimisation du matériel. Pour comprendre comment ces clubs s’intègrent dans votre jeu court, notre guide sur le chip au golf vous donnera les bases techniques indispensables.

Joueurs intermédiaires (index 15-27)

C’est la zone où le manque d’un gap wedge se fait le plus cruellement sentir. À ce niveau, vous frappez vos fers de manière raisonnablement régulière, vous avez une idée de vos distances, et vous commencez à identifier les trous dans votre couverture de distance. C’est le moment d’ajouter un troisième wedge. La configuration recommandée : PW (selon votre série) + GW à 50-52° + SW à 54-56°, avec des bounces moyens (8-10°) sur les deux wedges additionnels.

À ce stade, il vaut mieux trois wedges polyvalents avec des bounces identiques que deux wedges spécialisés dont vous ne maîtrisez pas encore toutes les subtilités. La polyvalence prime sur la spécialisation. Un seul sand wedge à bounce moyen qui fonctionne pour 80 % des situations vaut mieux que deux wedges à usages spécifiques que vous n’utiliserez pas correctement.

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Configurations recommandées par niveau

Voici un récapitulatif des configurations types selon votre profil :

  • Débutant (index 28-36) : PW + SW 54-56° bounce 12° — 2 clubs
  • Intermédiaire (index 15-27) : PW + GW 50-52° + SW 54-56° bounce 8-10° — 3 clubs
  • Avancé (index 7-14) : PW + GW 50° + SW 54° + LW 58° bounces variés — 4 clubs
  • Confirmé (index < 7) : Configuration sur mesure après fitting — lofts et bounces au degré près

Joueurs avancés et confirmés (index 0-14)

À partir de l’index 14 et en descendant, on entre dans la zone où chaque degré de loft et de bounce peut valoir un coup par partie. La configuration à 4 wedges devient la norme : PW + GW + SW + LW, avec une attention particulière portée à la variation des bounces selon l’usage prévu de chaque club. Le gap wedge peut avoir un bounce légèrement plus faible (6-8°) pour les coups de plein fairway et les chips depuis des lies serrés, pendant que le sand wedge garde un bounce élevé (10-12°) réservé aux sorties de bunker et aux approches depuis les herbes molles.

À ce niveau, le fitting n’est plus une option mais une nécessité. Les données objectives recueillies avec un radar de launch monitor vont souvent contredire les intuitions du joueur, et c’est là que se gagnent les derniers points d’index. Pour comprendre comment maîtriser techniquement l’usage de ces clubs une fois configurés, notre article sur le wedging au golf détaille la méthode de l’horloge et l’étagement des distances.

Wedge de golf posé sur l'herbe à côté d'une balle : bounce semelle contact loft wedge golf

Le lob wedge 60° : faut-il vraiment l’avoir dans son sac ?

C’est la question que tout le monde se pose après avoir regardé un tournoi pro. Phil Mickelson sort une balle de derrière le green avec un 60 degrés ouvert à fond, elle monte à deux mètres de hauteur et s’arrête net à 30 centimètres du drapeau. Et tout le monde veut le même club.

Pourquoi ce club est dangereux entre les mains d’un amateur

Le lob wedge demande une précision de contact que la quasi-totalité des joueurs en dessous de l’index 10 ne possède pas encore de façon régulière. Le moindre contact imparfait, soit trop haut sur la balle soit légèrement derrière, provoque deux catastrophes bien connues : le top qui envoie la balle à 30 mètres dans le décor, et la gratte qui stoppe le club dans l’herbe et laisse la balle à vos pieds. Ces deux erreurs coûtent deux coups minimum, là où un 56 degrés bien frappé en aurait coûté zéro.

Ce n’est pas qu’une question de technique pure. C’est aussi une question de confiance. Un joueur qui a peur de son 60 degrés va serrer les mains, accélérer trop tôt et rater le contact. Ce cercle vicieux est bien plus courant qu’on ne le pense, et il suffit de regarder le dimanche sur n’importe quel parcours pour s’en convaincre. La peur du club tue la frappe avant même qu’elle ne commence.

Quand le 60° est vraiment justifié

Il y a des situations où un lob wedge s’impose : quand un obstacle (bunker, eau, lèvre de rough) s’interpose entre vous et le drapeau, quand le green est très court et très rapide et que vous n’avez pas d’autre option pour stopper la balle, ou quand vous maîtrisez suffisamment le club pour lui faire confiance. En dehors de ces situations, un 56 degrés bien exécuté fait le travail à 90 % du temps, avec beaucoup moins de risque.

Si vous décidez quand même d’intégrer un lob wedge dans votre sac, choisissez un modèle avec un bounce moyen (8-10°), pas trop faible. Les versions à bounce ultra-faible (4-6°) sont pour les artistes du jeu court qui peuvent ouvrir la face à volonté sans risque de gratter. Pour les autres, un bounce trop faible multiplie les erreurs. Restez raisonnable sur la configuration.

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Erreurs fréquentes avec les wedges

Les trois erreurs les plus courantes : acheter un 60° par admiration pour les pros sans avoir le niveau de contact requis, ignorer le bounce au moment de l’achat et se retrouver avec un club inadapté à son terrain, et construire son set de wedges sans vérifier le loft réel de son pitching wedge. Ces trois erreurs coûtent chacune plusieurs coups par partie. Pour comprendre comment les approches s’intègrent dans votre stratégie globale, notre guide sur les coups d’approche au golf vous donnera les repères tactiques essentiels.

Le grind de semelle : libérer ou brider sa créativité

Le grind est le paramètre le moins connu des trois, et pourtant c’est lui qui détermine à quel point vous pouvez manipuler votre wedge pour créer des trajectoires variées autour du green. La plupart des joueurs amateurs n’en entendent pas parler avant de se retrouver face à un vendeur en magasin, et c’est souvent une erreur de le choisir au hasard.

Ce que le grind change concrètement à votre jeu

Le grind, c’est le meulage de la semelle du wedge : la façon dont l’acier a été travaillé au niveau du talon, de la pointe et du centre de la semelle. Ce travail détermine comment la tête du club interagit avec le sol quand vous ouvrez ou fermez la face. Sur un wedge à grind standard, la semelle est uniforme et plate : le club joue bien dans toutes les conditions standards, mais il devient difficile à manipuler dès que vous voulez ouvrir fortement la face pour un lob ou un flop, parce que le leading edge remonte et l’angle d’attaque se complique.

Sur un wedge à grind travaillé (talon et pointe affinés), vous pouvez coucher la face au maximum sans que le bord d’attaque ne remonte. Cela permet des coups lobés très hauts depuis des lies serrés, des chips créatifs autour du green, et une bien meilleure gestion du rough épais. C’est l’outil du joueur créatif, celui qui veut travailler la balle dans tous les sens.

Semelle large ou semelle fine : quel choix pour quel joueur

Une semelle large offre de la tolérance : le club pardonne les frappes légèrement grasses, glisse bien sur le sol, et stabilise le contact même quand l’angle d’attaque n’est pas parfait. C’est le bon choix pour les joueurs intermédiaires qui cherchent de la régularité sans sacrifier trop de polyvalence. À l’inverse, une semelle fine maximise le contrôle et permet d’ouvrir ou de fermer la face sans contrainte, mais elle est beaucoup moins tolérante sur les contacts imparfaits.

La règle pratique est simple : si vous n’avez pas encore un contact de balle très régulier, une semelle large avec un grind standard est le meilleur choix. Si vous savez déjà créer des coups variés et que vous cherchez à repousser les limites de votre petit jeu, un grind travaillé vous libérera des possibilités que vous n’imaginiez pas. Pour approfondir votre maîtrise du spin et du contact qui conditionnent l’efficacité de tous ces clubs, notre article sur le backspin au golf détaille comment générer et contrôler l’effet de vos wedges.

Golfeur sortant d'un bunker avec son wedge - grind semelle bounce sable choisir wedge golf

Valider son choix : fitting, rainures et entretien

Même avec la meilleure méthode de sélection, le choix final doit être validé sur le terrain. Les chiffres sont un point de départ, pas une garantie.

Pourquoi le fitting change tout, même pour les amateurs

Un fitting de wedge n’est pas réservé aux joueurs de haut niveau. C’est même particulièrement utile pour les joueurs intermédiaires qui ont des habitudes techniques bien installées et un angle d’attaque spécifique. Un fitter va mesurer vos distances réelles avec différents lofts, analyser votre angle d’attaque pour valider le bounce approprié, et tester différents shafts pour trouver le toucher qui vous correspond. En une heure de fitting, vous pouvez récupérer des dizaines de mètres de couverture de distance et corriger des choix de matériel qui vous coûtent des coups depuis des années sans que vous le sachiez.

La question du shaft mérite aussi attention : les wedges sont généralement vendus avec un shaft acier, plus lourd, qui apporte un meilleur toucher et plus de contrôle pour les coups de précision. Si votre vitesse de swing est réduite ou si vous jouez déjà en graphite sur vos fers, cohérence du shaft dans tout le sac vaut souvent mieux qu’un matériau théoriquement supérieur.

Exemple d’un fitting wedge complet en vidéo avec Scratch Club

Dans cette vidéo avec Scratch Club, on peut découvrir toutes les étapes pour bien choisir son wedge de golf et comprendre également l’intérêt de mieux s’équiper améliorer réellement sa façon de jouer.

Les rainures : la première chose à vérifier avant d’acheter

Avant de dépenser de l’argent dans de nouveaux wedges, regardez d’abord l’état des rainures de ceux que vous avez. Les stries d’un wedge s’usent bien plus vite que celles d’un fer, parce qu’on les utilise beaucoup plus et parce que le sable des bunkers agit comme un abrasif sur l’acier à chaque passage. Un wedge dont les rainures sont émoussées perd jusqu’à 40 % de sa capacité à générer du spin, ce qui se traduit par des balles qui ne s’arrêtent plus sur le green.

La règle de remplacement généralement admise est de 75 à 100 tours joués pour un joueur qui utilise fréquemment ses wedges dans les bunkers. Pour les autres, les rainures tiennent plus longtemps, mais méritent d’être vérifiées régulièrement. Un test simple : passez l’ongle dans une rainure. Si vous ne sentez pas d’arête franche, il est temps de remplacer le club ou de le faire remeulé par un professionnel. Nettoyez aussi vos clubs après chaque coup : la brosse intégrée dans votre sac existe précisément pour ça. Ce réflexe simple préserve le spin et prolonge la durée de vie de vos stries.

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Construire son set de wedges pas à pas

La bonne façon de procéder : 1/ vérifiez le loft exact de votre PW sur la fiche constructeur, 2/ identifiez vos trous de distance au practice avec vos clubs actuels, 3/ ajoutez un seul wedge à la fois pour combler le premier écart identifié, 4/ validez les distances sur cible avant d’en ajouter un deuxième. Cette approche incrémentale est bien plus efficace qu’un achat groupé de trois clubs d’un coup dont vous ne maîtrisez pas encore les subtilités. Pour aller plus loin dans votre progression technique, notre guide pour baisser son index au golf explique comment intégrer ce travail matériel dans une progression globale.

Choisir ses wedges au golf : la conclusion

Choisir ses wedges de golf n’est pas une question de marque ou de design. C’est une question de méthode. Partez toujours du loft de votre pitching wedge, construisez des écarts réguliers de 4 à 6 degrés, adaptez le bounce à vos terrains habituels et à votre angle d’attaque, et n’intégrez un lob wedge dans votre sac que si vous avez le niveau technique pour l’utiliser sans risque. Le reste, le grind, le shaft, la finition, est une optimisation utile mais secondaire. Un sac cohérent avec des bounces adaptés vaut infiniment mieux qu’un sac de marques sans logique d’étagement.

La bonne nouvelle, c’est que ces décisions ne coûtent pas forcément cher. Identifier un trou de distance et acheter un seul gap wedge d’occasion pour le combler peut récupérer 3 à 5 coups par partie, sans changer votre swing ni prendre un seul cours. C’est l’un des meilleurs retours sur investissement qui existent dans l’équipement golf. Pour tout comprendre sur comment choisir ses clubs de golf selon sa morphologie, notre guide complet vous donnera tous les paramètres à considérer en complément du loft et du bounce.

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Choisir wedge golf : en résumé
  • Vérifiez toujours le loft exact de votre PW avant tout achat : c’est le fondement de tout étagement cohérent
  • Respectez un écart de 4 à 6 degrés entre chaque wedge pour des distances régulières et prévisibles
  • Choisissez votre bounce en fonction de votre terrain habituel et de votre angle d’attaque, pas d’une mode
  • Le lob wedge 60° est utile, mais dangereux en dessous de l’index 10 sans entraînement spécifique

Un set de wedges bien pensé, c’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire pour baisser votre score sans changer votre swing.

Choisir son wedge de golf : vos questions fréquentes

Quel écart de loft choisir entre ses wedges ?

Un écart de 4 à 6 degrés entre chaque wedge est la règle de référence. Cela garantit des paliers de distance réguliers d’environ 10 à 15 mètres entre chaque club, sans zone morte ni chevauchement. Tout commence par le loft exact de votre pitching wedge.

Est-il nécessaire d’avoir un wedge de 60 degrés dans son sac ?

Non, pas pour tous les niveaux. Le lob wedge 60° est utile dans des situations très spécifiques (obstacle devant le drapeau, green court et rapide), mais il demande une précision de contact que la plupart des amateurs n’ont pas encore. En dessous de l’index 10, un sand wedge bien maîtrisé est souvent plus efficace.

Faut-il préférer un wedge de 56 ou 60 degrés pour chipper ?

Pour la majorité des chips, le 56 degrés est plus sûr. Il pardonne mieux les contacts imparfaits et produit un roulement contrôlable. Le 60 degrés doit être réservé aux situations où un obstacle interdit d’utiliser la trajectoire basse, ou quand le green est si court qu’il faut stopper la balle immédiatement.

Qu’est-ce que le bounce sur un wedge ?

Le bounce est l’angle entre le bord avant de la semelle et le sol à l’adresse. Un bounce élevé (10-14°) empêche le club de s’enfoncer sur les sols mous et dans le sable. Un bounce faible (4-6°) convient aux sols durs et aux lies serrés. C’est un paramètre aussi important que le loft pour la qualité des frappes.

Comment adapter le choix de ses wedges aux conditions de jeu habituelles ?

Privilégiez un bounce élevé si vous jouez souvent sur des sols mous ou humides, et dans des parcours avec beaucoup de bunkers au sable meuble. Optez pour un bounce plus faible si vos terrains habituels sont secs et fermes. Pour les parcours mixtes, un bounce moyen autour de 10 degrés est le choix le plus polyvalent.

Quel wedge avoir dans son sac quand on débute ?

Deux wedges suffisent amplement pour débuter : le pitching wedge inclus dans votre série de fers, et un sand wedge à 54-56 degrés avec un bounce élevé (12°) pour les bunkers et les approches courtes. Ajoutez un gap wedge seulement quand vous commencez à identifier un trou dans votre couverture de distance.

Quand utiliser un gap wedge plutôt qu’un sand wedge ?

Le gap wedge s’utilise pour les distances intermédiaires entre votre pitching wedge et votre sand wedge, généralement entre 80 et 105 mètres selon votre vitesse de swing. Il permet de jouer un plein coup dans cette zone sans avoir à bricoler un demi-swing forcé avec un club inadapté.

Le shaft de wedge doit-il être en acier ou en graphite ?

L’acier est le standard pour les wedges car il offre un meilleur toucher et plus de contrôle sur les coups de précision. Le graphite peut être envisagé si votre vitesse de swing est faible ou si vous jouez déjà en graphite sur toute votre série de fers, pour des raisons de cohérence et de confort articulaire.

Comment savoir si mes rainures de wedge sont usées ?

Passez l’ongle dans une rainure. Si vous ne sentez pas d’arête franche et nette, les rainures sont émoussées et votre wedge a perdu une grande partie de sa capacité à générer du spin. La règle générale est un remplacement tous les 75 à 100 tours pour un joueur qui utilise fréquemment ses wedges en bunker.

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