On prête un sac à un ami, il sort un club au hasard et demande : « c’est quoi, celui-là ? » La question paraît simple. Pourtant, entre les numéros gravés sur la semelle, les lettres PW ou SW et les formes qui se ressemblent sans être identiques, même un joueur régulier hésite parfois.
Le problème, ce n’est pas le nombre de clubs dans le sac. C’est qu’aucune étiquette n’indique leur nom. On apprend sur le tas, on retient la moitié, et on finit par appeler tous les petits clubs « le wedge » sans vraiment savoir lequel on tient en main.
Ce petit guide pose les bases : chaque famille, son nom, ce qui la distingue à l’œil, et ce que signifient les inscriptions gravées dessus. Pas de recommandation d’achat, pas de tableau de distances. Juste de quoi regarder un club et le nommer.
Sommaire
- Noms des clubs de golf : les repères pour les reconnaître
- Driver et bois de parcours : les clubs des longs coups
- Fers et hybrides : deux formes, des rôles complémentaires
- Wedges et putter : les noms du petit jeu
- Comment lire les chiffres et les lettres sur vos clubs ?
- Quel club utiliser selon la situation sur le parcours ?
- Faut-il posséder tous ces clubs dans son sac ?
- Noms des clubs de golf : vérifiez dans votre propre sac
- Noms des clubs de golf : vos questions fréquentes
- Les six noms d’usage (driver, bois de parcours, fer, hybride, wedge, putter) et l’indice de forme qui identifie chacun à l’œil
- La différence concrète entre un driver et un bois de parcours, que beaucoup de débutants confondent au premier coup d’œil
- Le décodage des lettres PW, SW, GW, AW et des chiffres en degrés gravés sur la semelle des wedges
- Comment relier chaque famille de clubs à une situation précise sur le parcours, sans promettre de distance
- Pourquoi le maximum réglementaire de 14 clubs (R&A, règle 4.1b) n’oblige pas à remplir son sac pour commencer
Que vous héritiez d’un sac sans notice ou que vous reveniez au golf après une longue pause, vous repartirez en sachant reconnaître et nommer chaque club.
Nom des club de golf : les repères pour les reconnaître
Six noms pour s’y retrouver dans un sac
Un sac de golf peut contenir jusqu’à six types de clubs différents. Leurs noms d’usage sont : le driver (aussi appelé bois 1), les bois de parcours, les fers, les hybrides, les wedges et le putter. Ce regroupement est pédagogique, pas réglementaire : aucun texte officiel n’impose exactement six catégories. Certains guides en comptent cinq, d’autres sept, selon la façon dont ils classent le driver par rapport aux autres bois.
L’important n’est pas de retenir un nombre de familles. C’est de pouvoir nommer le club qu’on tient en main et de lui associer un usage. Les sections suivantes détaillent chaque famille, sa forme distinctive et son rôle principal.
Reconnaître un club par la forme de sa tête
Chaque famille se distingue d’abord par la silhouette de sa tête. Le driver possède une tête plus volumineuse que les autres bois. Les bois de parcours sont plus compacts, avec un profil arrondi. Les fers présentent une tête plate et fine. Les hybrides, à mi-chemin, combinent un arrière bombé sur un volume réduit.
Les wedges ressemblent beaucoup aux fers, avec une face nettement plus ouverte. Le putter se reconnaît à son profil très bas, conçu pour un mouvement de balancier plutôt qu’un swing complet. Quand vous hésitez entre deux clubs, la forme de la tête est le premier indice à observer.

Grip, shaft, tête : les trois parties de tout club
Tous les clubs partagent la même anatomie de base : un grip, un shaft et une tête. Le grip est la zone de prise en main, recouverte de caoutchouc ou de matériau synthétique. Le shaft, c’est le manche qui relie le grip à la tête. La tête est la partie qui entre en contact avec la balle.
Sur la tête, deux zones comptent pour identifier un club : la face (surface de frappe) et la semelle (partie inférieure). C’est sur cette semelle que vous trouverez les inscriptions décisives : un numéro, des lettres ou un chiffre en degrés. Le golf possède tout un vocabulaire à découvrir au-delà des seuls noms des clubs.
Driver et bois de parcours : les clubs des longs coups
Le driver : le club le plus reconnaissable
Le driver se repère surtout à la taille de sa tête, plus volumineuse que celle des autres bois. On l’appelle aussi bois 1, même si cette inscription apparaît rarement sur le club : la plupart des fabricants y gravent le nom de leur modèle plutôt qu’un numéro.
Son usage habituel, c’est la mise en jeu depuis le tee, ce petit support planté dans le sol au départ de chaque trou. Le coup réalisé au driver s’appelle un drive. Driver et drive ne désignent pas la même chose : l’un est le club, l’autre est le coup. Confondre les deux est l’une des premières erreurs de vocabulaire.
Les bois de parcours : plus compacts, plus polyvalents
Les bois de parcours sont les cousins du driver. Leur tête est arrondie, comme la sienne, mais nettement plus petite. Les plus courants sont le bois 3 et le bois 5. Plus le numéro augmente, plus la face s’ouvre et plus le manche raccourcit.
Leur grande différence avec le driver : ils se jouent depuis le sol, sans tee, directement depuis le fairway, la zone tondue court, ou même le rough léger, où l’herbe est un peu plus haute. Rien n’interdit de s’en servir aussi au départ. Sur un trou étroit, le bois 3 peut remplacer le driver si vous contrôlez mieux la direction avec lui.
Pourquoi les appelle-t-on encore « bois » ?
Le terme « bois » vient du matériau historique qui servait à fabriquer ces têtes. Aujourd’hui, ce nom ne désigne pas forcément le matériau de la tête. Il est resté par habitude, ancré dans le vocabulaire du golf depuis des décennies.
Si un joueur parle de son « 3 bois », il désigne un bois de parcours. La confusion avec les fers est rare : la forme bombée de la tête et la semelle large et arrondie ne trompent pas quand on les compare côte à côte.
Driver ou bois de parcours : comment choisir au départ ?
Le driver promet la distance maximale, le bois de parcours offre plus de contrôle sur la trajectoire. Au départ d’un trou large et dégagé, le driver est le choix naturel. Sur un trou bordé d’arbres ou d’eau, un bois de parcours peut s’avérer plus sage.
Ce n’est pas une règle absolue, c’est une question de confiance dans le coup. Retenir cette nuance, c’est déjà éviter l’erreur la plus fréquente au départ : sortir systématiquement le driver sans regarder le trou devant soi.
- Le driver (bois 1) : tête la plus volumineuse du sac, usage habituel depuis le tee au départ
- Les bois de parcours (bois 3, bois 5) : tête arrondie plus compacte, jouables depuis le sol ou au départ
- Le terme « bois » est historique : il ne désigne pas forcément le matériau de la tête
- Le driver n’est jamais obligatoire au départ : un bois de parcours peut offrir plus de contrôle
Fers et hybrides : deux formes, des rôles complémentaires
Le fer : une tête plate conçue pour viser
Le fer se reconnaît à sa tête fine et plate, très différente des formes bombées des bois. Dans un sac standard, on trouve des fers numérotés de 4 ou 5 à 9, parfois jusqu’au fer 3 chez les joueurs expérimentés. Le manche est généralement plus court que celui des bois, ce qui facilite le contrôle.
Le rôle principal du fer, c’est de viser un objectif précis : le green, cette surface tondue très ras autour du trou, une zone de fairway, un passage entre deux obstacles. Quand la distance diminue et que la précision devient la priorité, c’est le fer qui sort du sac. La tête plate procure un contact direct avec la balle, d’où cette sensation de netteté quand le coup est bien centré.
Comment fonctionnent les numéros dans une série ?
À l’intérieur d’une même série, un numéro plus élevé correspond généralement à davantage d’ouverture de la face et à un manche plus court. Concrètement, un fer 5 envoie la balle plus loin et plus bas qu’un fer 9, qui produit un coup plus court et plus haut.

Ce principe aide à comprendre l’ordre dans le sac, pas à prédire une distance. Un fer 7 d’un fabricant n’a pas forcément la même ouverture qu’un fer 7 d’un autre. Le numéro situe le club dans sa série, c’est tout. Comparer deux clubs de même numéro entre marques différentes n’autorise jamais à conclure même portée ni même trajectoire.
L’hybride : un compromis visible à l’œil nu
L’hybride se situe visuellement entre le bois de parcours et le fer. Son arrière est arrondi, comme un petit bois, mais sa tête est moins volumineuse qu’un bois de parcours. Ce format compact en fait une alternative aux longs fers (fer 3, fer 4), souvent difficiles à jouer pour les amateurs.
L’appellation résume bien le compromis : ni vraiment un bois, ni vraiment un fer. Cela ne signifie pas que l’hybride sort de toutes les situations : dans l’herbe très épaisse, il n’offre aucune garantie particulière. Pour approfondir le choix entre les modèles, consultez le guide dédié au choix d’un hybride.
Fer ou hybride : comment les distinguer dans un sac ?
La confusion est fréquente quand on découvre un sac complet. Le réflexe le plus simple : regarder l’arrière de la tête. Si elle est plate et fine, c’est un fer. Si elle est bombée et compacte, c’est un hybride. Les deux peuvent porter le même numéro, ce qui ajoute à la confusion.
Il n’existe pas d’équivalence universelle entre un hybride et un fer portant le même chiffre. Un hybride 4 ne produit pas exactement le même vol qu’un fer 4. Ne déduisez jamais les performances d’un club à partir de son seul numéro : la famille et la conception comptent autant.
Wedges et putter : les noms du petit jeu
Le pitching wedge : premier de la famille
Le pitching wedge est le wedge le plus courant dans un sac. On le reconnaît à l’inscription P ou PW sur la semelle. Sa face est plus ouverte que celle du fer 9, ce qui produit un coup plus haut et plus court. Il sert principalement aux approches vers le green, quand la distance est trop courte pour un fer classique.
Visuellement, il ressemble beaucoup aux fers de la série. C’est logique : le pitching wedge prolonge la progression des fers vers des faces de plus en plus ouvertes. La différence tient à l’angle de la face, pas à la forme générale du club.
Gap wedge : le club intermédiaire
Le gap wedge comble l’écart entre le pitching wedge et le sand wedge. Sur la semelle, vous lirez GW ou AW (approach wedge), selon le fabricant. Les deux appellations désignent le même rôle : un intermédiaire pour les distances que ni le pitching ni le sand wedge ne couvrent confortablement.
Tous les sacs n’en contiennent pas. Certains joueurs passent directement du pitching au sand wedge, d’autres ajoutent ce club pour couvrir un écart de distance précis. Aucune norme ne fixe son ouverture exacte : le chiffre en degrés dépend du fabricant et de la gamme.
Sand wedge : pas uniquement pour le sable
Le sand wedge porte l’inscription S ou SW. Son nom évoque le bunker, cette zone de sable aménagée sur le parcours. C’est effectivement l’un de ses terrains de prédilection : la semelle large et la face très ouverte aident à extraire la balle du sable.
En pratique, le sand wedge sert aussi hors du sable. Beaucoup de joueurs l’utilisent pour les approches courtes autour du green, les petits coups levés par-dessus un obstacle ou les chips depuis l’herbe rase, ces petites approches qui volent peu puis roulent. Limiter le sand wedge au bunker, c’est se priver d’un club polyvalent. Les marquages de semelle et d’ouverture deviennent vite techniques : le guide des wedges détaille ces distinctions pour aller plus loin.
Lob wedge : la trajectoire la plus haute
Le lob wedge, inscrit L ou LW, possède la face la plus ouverte de tous les clubs. Il permet de jouer des coups très hauts, sans que cette trajectoire soit automatique. Son usage typique : passer un obstacle proche du green ou stopper rapidement la balle sur une surface ferme.
C’est un club exigeant. Son ouverture le rend difficile à contrôler pour un joueur qui débute. Je recommande généralement de se concentrer d’abord sur le pitching et le sand wedge, largement suffisants pour les approches courantes, avant d’ajouter un lob wedge au sac.
Le putter : rouler la balle sur le green
Le putter a pour rôle principal de faire rouler la balle sur le green en direction du trou. Le geste n’est pas un swing, c’est un mouvement de balancier, court et contrôlé.
Sa tête se reconnaît immédiatement : profil très bas, face quasi verticale. Les formes varient d’un modèle à l’autre (lame, maillet, demi-maillet), la fonction reste la même. Le putter est le club le plus utilisé lors d’un tour de golf, puisqu’on s’en sert sur chaque green. Il ne porte généralement ni numéro ni indication d’ouverture : son nom seul suffit à l’identifier.
- PW (pitching wedge) : approches moyennes vers le green, le plus courant de la famille
- GW ou AW (gap wedge / approach wedge) : intermédiaire entre pitching et sand, pas toujours présent dans le sac
- SW (sand wedge) : bunkers et approches courtes, polyvalent malgré son nom
- LW (lob wedge) : coups très hauts, club technique à ne pas adopter d’emblée
- Putter : principalement pour faire rouler la balle sur le green, généralement sans numéro ni indication d’ouverture
- Le nom « sand » ne limite pas le club au sable : le SW sert aussi autour du green
Comment lire les chiffres et les lettres sur vos clubs ?
Un numéro sur un fer : sa place dans la série
Quand un club porte simplement un chiffre (5, 7, 9), c’est généralement un fer. Ce numéro indique sa position dans la série : plus le chiffre est élevé, plus la face est ouverte et plus le manche est court. Un fer 5 enverra la balle plus loin et plus bas qu’un fer 9.
Le piège, c’est de croire que le numéro fixe une distance universelle. Un fer 7 ne garantit pas 150 mètres : la portée dépend de votre swing, de la marque et de la génération du club. Le numéro est une position relative, pas une promesse de distance.
Des lettres sur un wedge : une appellation
Les wedges portent souvent des lettres plutôt que des numéros. PW, SW, GW, AW, LW : chacune désigne un type de wedge. Ces lettres sont des appellations d’usage, pas des codes normalisés. Un fabricant peut inscrire AW là où un autre écrira GW pour un club au rôle comparable.
Certains wedges ne portent aucune lettre et affichent uniquement un chiffre en degrés. C’est un autre système de marquage, tout aussi courant. Les deux coexistent sans que l’un soit plus correct que l’autre. L’essentiel est de comprendre ce que chaque inscription représente.
Un chiffre en degrés : l’ouverture, pas la distance
Un club marqué « 56° » ne joue pas à 56 mètres. Ce chiffre indique le loft, c’est-à-dire l’angle d’ouverture de la face par rapport à la verticale. Plus le loft est élevé, plus la balle monte haut et retombe court.
La FFGolf donne quelques repères pour illustrer la progression : un pitching wedge autour de 48°, un gap wedge autour de 52°, un sand wedge autour de 56°, un lob wedge à 60° et au-delà. Ce sont des exemples pédagogiques, pas des standards universels. D’un fabricant à l’autre, les degrés varient pour un même nom de club. Le tableau des lofts par club permet de comparer les ouvertures entre séries.
Deux clubs, même inscription : pas la même portée
Dernière précaution : deux clubs portant le même numéro ou les mêmes degrés ne produisent pas forcément le même résultat. La longueur du shaft, le centre de gravité et la conception de la tête créent des écarts parfois importants.
Un fer 7 compact d’un fabricant n’a rien à voir avec un fer 7 à cavité large d’un autre. Le marquage aide à classer, pas à prédire. Avant de comparer vos clubs à ceux d’un partenaire de jeu, rappelez-vous que seul le résultat au practice vous dira ce que produit réellement chacun de vos clubs.
- Un 4 sur la semelle ? Regardez aussi la tête : ce chiffre peut désigner un fer comme un hybride.
- PW donne le nom du club : pitching wedge.
- 56° donne l’ouverture de la face, jamais une distance en mètres.
Quel club utiliser selon la situation sur le parcours ?
Au départ : le driver n’est pas obligatoire
Sur le tee de départ, le réflexe est de sortir le driver. Rien dans les règles ne l’impose. Sur un trou étroit, bordé d’arbres ou d’eau, un bois de parcours ou un hybride peut s’avérer le choix le plus intelligent. Sur un trou court, un fer que vous maîtrisez peut suffire à mettre la balle en jeu : pas besoin de chercher la distance maximale au driver.
Le club du départ se choisit en fonction du trou, pas par habitude. La distance ne sert à rien si la balle finit hors limites ou dans l’eau. Poser la balle en jeu, c’est déjà un bon coup.
Depuis le fairway : longueur ou précision
Sur le fairway, la question est simple : de combien de distance avez-vous besoin, et à quel point devez-vous être précis ? Pour un coup long vers une zone large, un bois de parcours ou un hybride convient. Pour viser le green avec précision, un fer sera plus adapté.
Le piège classique consiste à choisir le club le plus long possible en espérant atteindre le green. Si le résultat est incertain, mieux vaut jouer un club plus court, se rapprocher avec contrôle, et garder une approche confortable pour le coup suivant. Pour étalonner vos distances réelles, le tableau de distances par club donne un point de départ fiable.

Près du green et sur le green
Autour du green, c’est le territoire des wedges. La balle doit voler haut et s’arrêter vite ? Sand wedge ou lob wedge. Elle doit rouler sur une longue distance après un premier bond ? Pitching wedge, voire un fer court. Le choix dépend de la distance au trou et de l’espace entre la balle et le bord du green.
Sur le green, le putter est le club logique : il fait rouler la balle à ras du sol vers le drapeau. Le guide des approches détaille les combinaisons possibles entre position de balle et sélection de club pour affiner votre choix dans ces situations.
- Je veux envoyer loin depuis le départ : driver possible, bois 3 ou hybride si le trou est étroit ou bordé d’obstacles
- Je veux atteindre une zone précise du fairway : fer adapté à ma portée réelle, pas au numéro inscrit
- Je veux faire voler la balle au-dessus d’un obstacle près du green : sand wedge ou lob wedge
- Je veux faire rouler la balle vers le trou depuis le bord du green : pitching wedge ou putter selon la distance
- Dans tous les cas : la position de la balle, l’obstacle et la distance que je maîtrise comptent autant que le nom du club
Faut-il posséder tous ces clubs dans son sac ?
Maximum 14 clubs, putter compris
Les règles du golf fixent un plafond : maximum 14 clubs portés par ou pour le joueur pendant un tour. Le putter compte dans ce total. Ce chiffre est un plafond, pas un objectif d’achat ni une composition imposée. Aucune règle n’oblige à posséder un driver, un hybride ou un lob wedge : le joueur compose son sac librement, dans cette limite.
Libre de choisir ne veut pas dire que tout est permis : les clubs joués doivent être conformes aux règles sur l’équipement. C’est la règle 4.1a du R&A.
Commencer avec sept ou huit clubs est tout à fait courant. Une demi-série suffit amplement pour débuter et apprendre les fondamentaux. Remplir le sac viendra avec l’expérience, quand vous saurez quel club manque à votre jeu.
Six familles ne signifient pas six obligations
Ce guide a présenté six types de clubs pour les reconnaître. Cela ne signifie pas qu’il faut en posséder un de chaque pour jouer. Beaucoup de débutants jouent sans hybride ni lob wedge et progressent très bien avec un sac réduit.
L’essentiel est de comprendre ce que chaque club fait, pas de tous les collectionner. L’identification vient avant l’équipement : nommer d’abord, équiper ensuite.
Reconnaître les quatre familles de clubs
Pour savoir quels clubs garder dans votre sac, il faut d’abord distinguer leur rôle. Cette petite vidéo présente les bois, les fers, les wedges et les putters, avec des repères pour les différencier et comprendre quand les jouer sur le parcours.
Noms des clubs de golf : vérifiez dans votre propre sac
Classer, lire, nommer
La meilleure façon de retenir le nom des clubs de golf, c’est de les sortir un par un et de les observer. Alignez-les devant vous et classez-les par famille, en commençant par les têtes les plus volumineuses. La progression visuelle suffit à reconstituer l’ordre : driver, bois, hybrides, fers, wedges, putter.
Retournez chaque club et lisez la semelle : numéro, lettres ou degrés. Si une inscription vous échappe, notez-la. L’identification est un exercice, pas un examen : aucune urgence à tout retenir d’un coup. Après deux ou trois séances au practice en gardant ce réflexe, les noms se fixent naturellement.
Ce qui reste flou mérite un avis
Si un club de votre sac porte une inscription que vous ne parvenez pas à déchiffrer, un enseignant au club ou au pro-shop vous répondra en quelques secondes. Poser la question est normal, y compris après des mois de pratique. Certains marquages sont propres à un fabricant et n’apparaissent dans aucun guide.
L’objectif n’est pas de connaître toutes les références du marché. C’est de savoir nommer ce qu’on tient en main et d’y associer une situation de jeu. Le guide pour choisir ses premiers clubs prend le relais quand le besoin passe de l’identification à l’équipement.
- Sortir chaque club du sac et le classer par taille de tête, du plus volumineux au plus plat
- Retourner la tête et lire la semelle : repérer numéro, lettres ou degrés
- Associer chaque club à sa famille : driver, bois, hybride, fer, wedge ou putter
- Formuler l’usage en une phrase pour chaque club identifié : « celui-ci sert à… »
- Noter les clubs dont l’inscription ou la fonction restent floues pour demander conseil à un enseignant
- Fédération Française de Golf, « C’est quoi, les différents types de clubs de golf ? », ffgolf.org
- Fédération Française de Golf, « Le matériel », ffgolf.org
- The R&A, Rules of Golf, Rule 4 , The Player’s Equipment, randa.org
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Noms des clubs de golf : vos questions fréquentes
Driver et bois 1 désignent-ils le même club ?
Oui. Le driver et le bois 1 sont deux appellations pour le même club. Le chiffre 1 apparaît rarement sur la tête : la plupart des fabricants y inscrivent le nom de leur modèle plutôt qu’un numéro.
Le sand wedge sert-il uniquement dans le sable ?
Non. Le sand wedge a été conçu pour faciliter les sorties de bunker, mais il est largement utilisé pour les approches courtes autour du green, les chips et les coups levés depuis l’herbe. C’est l’un des clubs les plus polyvalents du sac.
Que signifie AW sur un club de golf ?
AW désigne un approach wedge, autre nom courant du gap wedge. Ce club remplit un rôle intermédiaire entre le pitching wedge et le sand wedge. Le sigle GW désigne la même fonction : le choix de l’appellation dépend du fabricant.
Un club marqué 56 est-il fait pour jouer à 56 mètres ?
Non. Quand un chiffre est suivi du symbole °, il indique le loft, c’est-à-dire l’angle d’ouverture de la face du club. Un wedge marqué 56° possède une ouverture de 56 degrés. La distance réelle dépend du swing du joueur et de la conception du club.
Doit-on obligatoirement avoir 14 clubs pour jouer ?
Non. Le chiffre 14 est le maximum autorisé par les règles du golf (R&A, règle 4.1b), putter compris. Commencer avec sept ou huit clubs est tout à fait courant. Ce plafond n’impose aucune composition particulière du sac.