Scottie Scheffler premier, Rory McIlroy deuxième. En parcourant le classement OWGR de septembre, on pourrait croire que rien n’a changé au sommet. Les mêmes noms, les mêmes positions, la même impression de hiérarchie figée.
Derrière ce duo, les cartes ont pourtant été redistribuées plus qu’on ne le pense. Cameron Young est passé du 19e au 3e rang depuis fin 2025, Wyndham Clark du 46e au 5e. La semaine du 17 septembre a aussi provoqué des mouvements nets, avec les victoires de J.J. Spaun et Jacob Bridgeman. Côté français, Adrien Saddier mène un contingent tricolore loin du top 100. L’édition retenue est celle du 20 septembre 2026 : les tableaux comparent les positions à la semaine précédente et à fin 2025.
Sommaire
- Classement mondial golf septembre 2026 : l’édition et le tableau OWGR
- La tête du classement, au-delà des noms
- Quels mouvements sont réellement établis ?
- Où se situent les joueurs français ?
- Comment lire les points OWGR sans se tromper ?
- LIV Golf : les règles applicables en 2026
- Classement mondial golf septembre 2026 : stabilité au sommet, mouvement en dessous
- Classement mondial golf septembre 2026 : vos questions fréquentes
- Le tableau complet du top 10 OWGR, édition semaine 38 arrêtée au 20 septembre 2026
- Ce que la stabilité Scheffler / McIlroy cache : Young, Fitzpatrick et Clark ont gagné 16 à 41 places depuis fin 2025
- Les mouvements vérifiés de Spaun (17e au 12e) et Bridgeman (29e au 20e) après leurs victoires de la semaine
- Le panorama français, mené par Saddier au 154e rang, sans aucun joueur dans le top 100
- Comment fonctionne la moyenne OWGR : diviseur, pondération et fenêtre de 104 semaines
- Ce que change la décision LIV du 3 février 2026 pour les joueurs concernés
Que vous suiviez le circuit depuis janvier ou que vous découvriez ce classement, vous repartirez avec une lecture claire de la hiérarchie mondiale de septembre.
Classement mondial golf septembre 2026 : l’édition et le tableau OWGR
De quelle édition parle-t-on ?
Le classement OWGR ne fonctionne pas par mois. Il est mis à jour chaque semaine, et l’édition retenue ici est la semaine 38, arrêtée au 20 septembre 2026. La consultation a été faite le 27 septembre à partir de l’export officiel du site OWGR. Ce n’est ni un classement en direct ni un bilan définitif de septembre : c’est une photographie datée du golf masculin professionnel.
Le classement OWGR ne doit pas être confondu avec le classement féminin (Rolex Rankings), qui repose sur ses propres circuits et critères. Chaque édition couvre une fenêtre glissante de 104 semaines : un rang de septembre intègre les résultats des deux dernières années, pas seulement ceux du mois écoulé.
Deux horizons de comparaison à ne pas mélanger
Le tableau ci-dessous présente les trente premiers du classement. Deux repères y figurent. La colonne « sem. préc. » correspond au rang de la semaine 37, la colonne « fin 2025 » au classement de décembre dernier. Mélanger ces deux horizons conduirait à des conclusions fausses : un joueur stable d’une semaine à l’autre peut avoir gagné vingt places sur l’année, ou l’inverse. Garder cette distinction en tête est indispensable pour lire correctement les mouvements qu’on va détailler.
| Rang | Joueur | Pays | Moy. pts | Pts totaux | Tournois | vs sem. préc. | vs fin 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Scottie Scheffler | 🇺🇸 USA | 17,74 | 744,95 | 42 | — | — |
| 2 | Rory McIlroy | ☘️ IRL-N | 8,98 | 386,06 | 43 | — | — |
| 3 | Cameron Young | 🇺🇸 USA | 7,46 | 350,79 | 47 | — | ↑ 16 |
| 4 | Matt Fitzpatrick | 🏴 ENG | 6,97 | 334,54 | 48 | — | ↑ 18 |
| 5 | Wyndham Clark | 🇺🇸 USA | 6,65 | 319,00 | 48 | — | ↑ 41 |
| 6 | Russell Henley | 🇺🇸 USA | 5,44 | 217,79 | 40 | — | ↓ 1 |
| 7 | Chris Gotterup | 🇺🇸 USA | 5,38 | 279,56 | 52 | — | ↑ 21 |
| 8 | Sam Burns | 🇺🇸 USA | 5,29 | 248,42 | 47 | ↑ 1 | ↑ 17 |
| 9 | Tommy Fleetwood | 🏴 ENG | 5,26 | 268,46 | 51 | ↓ 1 | ↓ 6 |
| 10 | Xander Schauffele | 🇺🇸 USA | 5,11 | 204,48 | 40 | — | ↓ 6 |
| 11 | Collin Morikawa | 🇺🇸 USA | 5,07 | 202,68 | 40 | — | ↑ 5 |
| 12 | J.J. Spaun | 🇺🇸 USA | 5,00 | 260,07 | 52 | ↑ 5 | ↓ 6 |
| 13 | Viktor Hovland | 🇳🇴 NOR | 4,99 | 214,69 | 43 | ↓ 1 | ↑ 1 |
| 14 | Si Woo Kim | 🇰🇷 KOR | 4,70 | 244,63 | 52 | ↓ 1 | ↑ 33 |
| 15 | Jon Rahm | 🇪🇸 ESP | 4,66 | 186,28 | 40 | ↓ 1 | ↑ 69 |
| 16 | Justin Rose | 🏴 ENG | 4,42 | 194,54 | 44 | ↓ 1 | ↓ 6 |
| 17 | Aaron Rai | 🏴 ENG | 4,39 | 206,46 | 47 | ↑ 1 | ↑ 6 |
| 18 | Ludvig Åberg | 🇸🇪 SWE | 4,25 | 195,30 | 46 | ↓ 2 | — |
| 19 | Robert MacIntyre | 🏴 SCO | 4,10 | 213,24 | 52 | — | ↓ 12 |
| 20 | Jacob Bridgeman | 🇺🇸 USA | 4,04 | 210,13 | 52 | ↑ 9 | ↑ 61 |
| 21 | Alex Noren | 🇸🇪 SWE | 3,98 | 159,02 | 40 | ↓ 1 | ↓ 10 |
| 22 | Ryan Fox | 🇳🇿 NZL | 3,81 | 198,30 | 52 | ↑ 2 | ↑ 17 |
| 23 | Ryan Gerard | 🇺🇸 USA | 3,80 | 197,40 | 52 | ↓ 2 | ↑ 21 |
| 24 | Tyrrell Hatton | 🏴 ENG | 3,66 | 146,44 | 40 | ↑ 1 | ↓ 4 |
| 25 | Justin Thomas | 🇺🇸 USA | 3,66 | 146,28 | 40 | ↓ 3 | ↓ 16 |
| 26 | Ben Griffin | 🇺🇸 USA | 3,64 | 189,47 | 52 | ↓ 3 | ↓ 18 |
| 27 | Hideki Matsuyama | 🇯🇵 JPN | 3,61 | 187,62 | 52 | ↓ 1 | ↓ 10 |
| 28 | Patrick Cantlay | 🇺🇸 USA | 3,56 | 145,78 | 41 | ↓ 1 | ↓ 4 |
| 29 | Patrick Reed | 🇺🇸 USA | 3,39 | 139,14 | 41 | ↓ 1 | ↑ 13 |
| 30 | Min Woo Lee | 🇦🇺 AUS | 3,33 | 166,47 | 50 | — | ↑ 13 |
Source : Official World Golf Ranking (OWGR), édition du 20 septembre 2026 (semaine 38). « vs sem. préc. » : évolution depuis l’édition précédente ; « vs fin 2025 » : évolution depuis le classement de fin 2025.
Ce que le tableau montre au premier regard
D’une semaine à l’autre, les cinq premières places sont inchangées. Seuls Burns et Fleetwood ont échangé leurs 8e et 9e rangs, séparés par 0,02 point de moyenne. En apparence, la semaine est calme.
La colonne « fin 2025 » raconte une tout autre histoire. Young était 19e en décembre, Fitzpatrick 22e, Clark 46e : le sommet du classement s’est profondément recomposé en neuf mois. Schauffele (4e devenu 10e) et Fleetwood (3e devenu 9e) montrent que le mouvement n’est pas à sens unique.
La tête du classement, au-delà des noms
Un duo installé, un écart révélateur
Scottie Scheffler domine avec une moyenne de 17,7369 points, soit près du double de McIlroy (8,9781). Les deux occupaient déjà les mêmes positions fin 2025 et la semaine précédente. Sur ce critère, le classement mondial golf de septembre 2026 ne réserve aucune surprise au sommet.
L’écart de moyenne est un indicateur en soi. Scheffler ne se contente pas d’être premier : il l’est avec une avance considérable. La deuxième et la troisième marche ne sont séparées que de 1,5 point environ (8,9781 contre 7,4636). Le peloton de tête est beaucoup plus serré qu’on ne le pense, à l’exception du leader.

Les vraies ascensions depuis décembre
Cameron Young est passé du 19e au 3e rang en neuf mois. Matt Fitzpatrick, du 22e au 4e. Wyndham Clark réalise la progression la plus marquée du top 5 : 46e en décembre 2025, 5e au 20 septembre. Chris Gotterup (28e devenu 7e) complète ce mouvement ascendant. Ces quatre joueurs ont gagné entre 16 et 41 places en un peu moins d’un an.
Pour retrouver les positions de début d’année, notre édition de janvier donne un bon repère de comparaison intermédiaire entre fin 2025 et cette édition de septembre.
Ceux qui rappellent que le classement descend aussi
Il serait tentant de conclure que la tendance est globalement à la hausse. Russell Henley, 6e contre 5e fin 2025, n’a quasiment pas bougé sur l’année. Xander Schauffele, lui, était 4e en décembre et se retrouve 10e. Tommy Fleetwood occupait la 3e place, il est désormais 9e.
Le rang est une position relative. Quand certains montent, d’autres descendent mécaniquement, sans que cela traduise forcément une baisse de niveau de jeu. La moyenne OWGR mesure la performance pondérée sur deux ans, pas une forme du moment. Cette distinction sera précisée dans la section consacrée au calcul des points.

Quels mouvements sont réellement établis ?
Burns et Fleetwood : une permutation sans cause connue
Sam Burns est passé du 9e au 8e rang, Fleetwood du 8e au 9e. Leurs moyennes respectives (5,2854 et 5,2640) ne sont séparées que de 0,02 point. L’inversion peut tenir à un vieillissement de résultats anciens ou à un ajustement minime. Sans données complémentaires, il serait hasardeux d’y voir un signal fort. Ce type de permutation rappelle que le classement vit au centième de point près, même entre joueurs qui semblent occuper des rangs stables de semaine en semaine.
J.J. Spaun : le BMW PGA comme tremplin
Le mouvement le plus net de la semaine vient de J.J. Spaun. Vainqueur du BMW PGA Championship disputé du 17 au 20 septembre, il passe du 17e au 12e rang avec une moyenne de 5,0013. L’épreuve lui a rapporté 43,85 points et 4 points de bonus, deux colonnes distinctes dans l’export officiel.
Spaun reste cependant en dehors du top 10. Détail révélateur : il occupait le 6e rang fin 2025. Sa victoire de la semaine lui fait gagner cinq places, mais il demeure moins bien classé qu’en décembre. Une bonne semaine ne compense pas toujours le vieillissement de résultats accumulés sur la fenêtre de deux ans.
Jacob Bridgeman : du 29e au 20e rang
L’autre grande progression vient de Jacob Bridgeman, vainqueur du Biltmore Championship à Asheville aux mêmes dates. Il bondit du 29e au 20e rang, avec 31,88 points gagnés et 4 points de bonus distincts. Sa moyenne atteint 4,0409. Fin 2025, il pointait au 81e rang : sa trajectoire sur l’année est nettement ascendante, et cette victoire l’installe dans le top 20.
Les points d’épreuve et les bonus sont deux composantes séparées du classement. Les additionner directement à la moyenne serait une erreur de lecture. Le mécanisme précis sera détaillé dans la section consacrée au calcul. Pour comparer avec les mouvements du printemps, notre analyse d’avril offrait un autre panorama de la hiérarchie.
Où se situent les joueurs français ?
Saddier en tête, personne dans le top 100
Aucun Français ne figure dans le top 100 de cette édition. Adrien Saddier occupe le 154e rang avec une moyenne de 0,9454, suivi de Victor Perez au 171e et de Jérémy Gandon au 178e. Le tableau ci-dessous reprend les dix premiers Français de l’export officiel, classés par rang, avec les mêmes repères de comparaison que le top 10. Ces positions viennent du fichier complet filtré par nationalité. La concentration des moyennes (de 0,9454 à 0,5474) illustre à quel point les écarts sont serrés entre les Français de cette zone du classement.
| Rang | Joueur | Pays | Moy. pts | Pts totaux | Tournois | vs sem. préc. | vs fin 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 154 | Adrien Saddier | 🇫🇷 FRA | 0,95 | 49,16 | 52 | ↓ 2 | ↓ 80 |
| 171 | Victor Perez | 🇫🇷 FRA | 0,89 | 42,50 | 48 | ↓ 6 | ↓ 38 |
| 178 | Jeremy Gandon | 🇫🇷 FRA | 0,86 | 40,29 | 47 | ↓ 12 | ↑ 86 |
| 195 | Martin Couvra | 🇫🇷 FRA | 0,77 | 40,29 | 52 | ↓ 5 | ↓ 66 |
| 232 | Ugo Coussaud | 🇫🇷 FRA | 0,66 | 34,50 | 52 | ↓ 7 | ↑ 12 |
| 240 | Julien Guerrier | 🇫🇷 FRA | 0,65 | 33,56 | 52 | ↓ 7 | ↓ 28 |
| 249 | Oihan Guillamoundeguy | 🇫🇷 FRA | 0,64 | 33,03 | 52 | ↓ 3 | ↑ 54 |
| 252 | Antoine Rozner | 🇫🇷 FRA | 0,63 | 32,80 | 52 | ↓ 14 | ↓ 89 |
Source : Official World Golf Ranking (OWGR), édition du 20 septembre 2026 (semaine 38). « vs sem. préc. » : évolution depuis l’édition précédente ; « vs fin 2025 » : évolution depuis le classement de fin 2025.
Des trajectoires qui ne vont pas dans le même sens
La colonne « fin 2025 » met en lumière des parcours très différents. Jérémy Gandon était 264e en décembre et pointe au 178e rang : sa progression sur l’année est nette, même s’il recule de quelques places sur la semaine (166e la semaine précédente). Julien-Alexandre Sale passe de 293e à 265e en une semaine, confirmant une montée régulière depuis son 477e rang de décembre.
À l’inverse, Saddier était 74e fin 2025. Son 154e rang actuel montre un recul sensible sur l’année. Martin Couvra (129e devenu 195e) et Antoine Rozner (163e devenu 252e) suivent la même tendance. Il serait imprudent d’en déduire une cause unique sans données complémentaires sur les calendriers et les résultats individuels.
Les noms suivis en dehors de ce top 10 français
Romain Langasque pointe au 315e rang, Matthieu Pavon au 328e. Pour ceux qui suivent le classement depuis le printemps, ces positions s’inscrivent dans une continuité observable depuis plusieurs mois.
Jules Lavigne a remporté le Russo Open disputé du 15 au 17 septembre, passant de 2770e à 1860e. Une belle victoire, qui ne le place pas pour autant parmi les premiers Français de l’export. Le classement OWGR est construit sur deux ans de résultats : un seul tournoi ne suffit pas à compenser un historique limité.
Presidents Cup : les temps forts du fourball
Le résumé proposé par PGA Tour revient sur les temps forts du fourball de la première journée de la Presidents Cup 2026. L’intérêt est de suivre la compétition par équipes, pas de comprendre le calcul OWGR ou la position des Français.
Comment lire les points OWGR sans se tromper ?
Total, diviseur et moyenne : la distinction clé
Le classement ne repose pas sur un simple total de points. La position de chaque joueur dépend de sa moyenne, calculée en divisant le total de ses points pondérés (plus les bonus) par un diviseur. Ce diviseur est au minimum de 40 et au maximum de 52, correspondant aux 52 épreuves admissibles les plus récentes sur la fenêtre de 104 semaines.
Un joueur qui a disputé 35 épreuves sera quand même divisé par 40. Celui qui en a joué 55 ne verra que ses 52 épreuves admissibles les plus récentes comptées. Ce mécanisme empêche de monter au classement en multipliant les épreuves de faible plateau.
Ce que montrent les chiffres de l’export
Les données de cette édition permettent de vérifier concrètement le mécanisme. Xander Schauffele a disputé 37 épreuves sur la période, mais son diviseur est 40 : les trois épreuves « fantômes » font baisser mécaniquement sa moyenne. Chris Gotterup, à l’inverse, a joué 54 épreuves pour un diviseur plafonné à 52 : ses deux épreuves les plus anciennes de la période ne sont plus retenues.
Scottie Scheffler cumule 42 épreuves pour un diviseur de 42. Son total de 744,95 points donne une moyenne de 17,7369, la plus élevée du classement. Ce chiffre reflète une régularité exceptionnelle sur deux années complètes, pas seulement un pic de forme récent.
Le vieillissement des résultats
Les performances ne conservent pas leur pleine valeur indéfiniment. Chaque épreuve vaut 100 % pendant 13 semaines, puis sa valeur diminue progressivement (réduction d’un quatre-vingt-douzième de la valeur initiale par semaine) pendant les 91 semaines restantes.
Ce mécanisme explique pourquoi un joueur inactif voit ses points fondre sans avoir joué un seul mauvais coup. Les remontées rapides deviennent possibles pour la même raison : quelques bons résultats récents, comptés à pleine valeur, pèsent plus lourd que d’anciens scores en cours de dépréciation.
Ce que vaut une épreuve dans le calcul
En termes de points bruts, chaque victoire en Majeur rapporte 100 points au vainqueur. Le Players Championship en accorde 80. Les autres épreuves plafonnent également à 80 points, mais le montant distribué dépend du Field Rating, la somme des performances des joueurs présents dans le champ.
C’est pourquoi la valeur d’une victoire varie d’un tournoi à l’autre. Un joueur qui gagne une épreuve face aux meilleurs mondiaux récoltera davantage que celui qui s’impose sur un plateau plus modeste. Un rang stable peut donc masquer des mouvements de moyenne bien réels sous la surface.
LIV Golf : les règles applicables en 2026
La décision du 3 février 2026
Depuis cette date, les épreuves LIV Golf de format individuel stroke play sont prises en compte par l’OWGR. Les points sont attribués aux joueurs classés dans le top 10 et aux ex aequo à cette position. Au-delà, aucun point n’est distribué, et les points non attribués ne sont pas redistribués aux autres joueurs.
Cette restriction tient notamment à la taille des plateaux LIV : 57 joueurs en moyenne, contre un minimum réglementaire de 75 cité dans la décision officielle. Dire que les joueurs LIV ne gagnent « aucun point OWGR » est donc une simplification inexacte. L’OWGR a par ailleurs annoncé une réévaluation de cette règle avec l’évolution du circuit en 2027.
- Depuis le 3 février 2026, les épreuves LIV individuelles en stroke play comptent pour l’OWGR
- Seuls les joueurs classés dans le top 10 (et ex aequo) reçoivent des points
- Aucun point au-delà du 10e rang, aucune redistribution
- Réévaluation annoncée avec l’évolution du circuit
L’exemple Rahm
Jon Rahm figure au 15e rang mondial avec une moyenne de 4,6571. Il était 84e fin 2025 et 14e la semaine précédente. Sa remontée sur l’année est réelle. Pour autant, l’attribuer uniquement à la décision LIV serait réducteur : vieillissement des points des concurrents, résultats individuels et calendrier d’épreuves entrent tous en jeu. Il est d’ailleurs impossible de déduire, à partir de son seul classement, combien de ses résultats proviennent d’épreuves LIV comptabilisées.
Pour ne pas confondre ce classement masculin avec le système féminin, notre point sur le classement Rolex d’avril détaille les différences entre les deux circuits.
Classement mondial golf septembre 2026 : stabilité au sommet, mouvement en dessous
Cette édition du 20 septembre confirme un schéma lisible. Le sommet reste verrouillé par Scheffler et McIlroy, avec un écart de moyenne qui ne laisse aucune ambiguïté sur le leader actuel. En dessous, la zone intermédiaire s’est profondément recomposée depuis fin 2025 : Young, Fitzpatrick et Clark occupent des places qu’ils n’avaient pas en décembre, tandis que Schauffele et Fleetwood ont reculé.
Les victoires de Spaun au BMW PGA et de Bridgeman au Biltmore rappellent qu’une seule bonne semaine peut faire bouger les lignes, sans pour autant effacer le poids de deux années de résultats pondérés. Le cas de Spaun, passé du 17e au 12e rang tout en restant moins bien classé qu’à fin 2025, illustre parfaitement cette mécanique.
Côté français, Saddier mène un contingent sans représentant dans le top 100, avec des trajectoires contrastées entre ceux qui montent (Gandon, Sale) et ceux qui reculent. Le classement OWGR est mis à jour chaque semaine sur le site officiel. Cette archive de septembre restera un repère utile pour mesurer les évolutions des prochains mois, à condition de ne pas confondre la photographie d’une semaine avec une tendance de long terme.
📷 Crédits photos
France Golf / France Golf
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Classement mondial golf septembre 2026 : vos questions fréquentes
Qui est numéro un mondial du golf en septembre 2026 ?
Scottie Scheffler occupe la première place avec une moyenne OWGR de 17,7369 points, dans l’édition de la semaine 38 arrêtée au 20 septembre 2026. Il devance Rory McIlroy, dont la moyenne (8,9781) est près de deux fois inférieure.
Quel est le meilleur Français au classement OWGR de septembre 2026 ?
Adrien Saddier, 154e avec une moyenne de 0,9454. Aucun Français ne figure dans le top 100 de cette édition. Victor Perez (171e) et Jérémy Gandon (178e) complètent le podium tricolore.
Le classement OWGR porte-t-il seulement sur septembre ?
Non. L’OWGR repose sur une fenêtre glissante de 104 semaines. L’édition de septembre intègre donc les résultats des deux dernières années, pondérés par leur ancienneté : pleine valeur pendant 13 semaines, puis dépréciation progressive.
Pourquoi la moyenne et le total de points ne donnent-ils pas la même lecture ?
Parce que la moyenne divise les points pondérés par un diviseur (minimum 40, maximum 52). Un joueur avec un gros total réparti sur beaucoup d’épreuves peut avoir une moyenne plus faible qu’un joueur avec moins de points concentrés sur moins de tournois.
Les joueurs LIV gagnent-ils des points OWGR en 2026 ?
Oui, depuis le 3 février 2026, les épreuves individuelles en stroke play sont prises en compte. Seuls les joueurs classés dans le top 10 (et ex aequo) reçoivent des points. Au-delà, aucun point n’est distribué ni redistribué.
Peut-on confondre OWGR, classement de circuit et classement féminin ?
Ce sont trois systèmes distincts. L’OWGR classe les professionnels masculins à l’échelle mondiale. Les classements de circuits (PGA Tour, DP World Tour) suivent leurs propres critères. Le classement féminin (Rolex Rankings) fonctionne de manière indépendante.