Le hook est souvent la récompense empoisonnée des golfeurs qui ont travaillé dur. Vous avez corrigé votre slice, vous avez appris à fermer la face, vous êtes devenu plus puissant, et maintenant c’est la balle qui part à gauche en banane que vous n’arrivez plus à arrêter. Le hook au golf est paradoxalement le signe que vous progressez, mais il demande une correction tout aussi précise que le défaut qu’il a remplacé.
Dans ce guide, on va aller chercher les vraies causes plutôt que de vous donner des pansements. Un hook se règle rarement en changeant une seule chose. Il y a presque toujours deux ou trois paramètres qui se combinent, la face de club, le chemin de swing, le grip, parfois les hanches. Identifier lequel domine dans votre cas, c’est ce qui détermine si la correction va durer ou si vous allez juste créer un nouveau défaut compensatoire. C’est exactement ce qu’on va voir ensemble.
Sommaire
- Comprendre le hook au golf : définition et diagnostic précis
- La physique de l’impact : pourquoi la face prime sur le chemin
- Les trois causes techniques qui produisent votre hook
- Corriger son grip pour neutraliser le hook
- Chemin de club et rotation du corps : les leviers biomécaniques
- Exercices pratiques pour corriger le hook durablement
- Hook au driver et situations spécifiques
- Du hook accidentel au draw intentionnel
- Comment corriger son hook au golf : vos questions fréquentes
- Pourquoi la face de club représente 85% de la direction initiale de votre balle
- Les trois causes techniques qui se combinent pour produire un hook
- Comment ajuster votre grip en deux minutes pour neutraliser l’effet
- Les exercices concrets pour recalibrer le chemin de club sans créer de nouvelle compensation
Le hook se corrige en comprenant quelle cause domine dans votre cas. Ce guide vous donne les outils pour diagnostiquer le vôtre.
Comprendre le hook au golf : définition et diagnostic précis
Ce qu’est vraiment un hook : et ce qu’il n’est pas
Pour un droitier, le hook est une balle qui démarre à droite de la cible et qui vire fortement vers la gauche en cours de vol, sous l’effet d’une rotation anti-horaire excessive. C’est cette rotation qui le distingue du simple pull, qui lui part directement à gauche sans courber. Beaucoup de joueurs confondent les deux et tentent de corriger le mauvais paramètre. La distinction est pourtant simple : regardez où part la balle à la sortie du club, avant qu’elle ne courbe. Un hook démarre à droite et vire à gauche. Un pull part directement à gauche sans courber. Ce n’est pas la même cause, et ce n’est pas la même correction.
Le hook vole aussi plus bas qu’un coup neutre, car la rotation anti-horaire réduit l’angle de loft effectif à l’impact. La balle roule davantage après l’atterrissage, ce qui aggrave encore la perte de direction. On perd à la fois le contrôle de la direction et le contrôle de la distance. C’est ça qui rend ce défaut particulièrement frustrant sur le parcours.
| Trajectoire | Départ de balle | Courbure | Cause principale |
|---|---|---|---|
| Hook | Droite | Forte à gauche | Face fermée + chemin intérieur-extérieur |
| Pull | Gauche | Nulle ou faible | Chemin extérieur-intérieur, face square |
| Push | Droite | Nulle | Chemin intérieur-extérieur, face ouverte |
| Draw | Légèrement droite | Douce à gauche | Face légèrement fermée, chemin contrôlé |
Snap hook, pull-hook : les variantes à connaître
Il y a une hiérarchie dans les hooks. Le snap hook est la variante la plus violente, la balle quitte le club brusquement à gauche dès l’impact, sans même prendre la trajectoire droite habituelle. C’est une fermeture de face extrême au moment du contact, souvent combinée à un désarmement prématuré des poignets dans la descente. Le snap hook est souvent le symptôme d’une tentative de compenser un problème de direction, on a tellement voulu redresser les trajectoires qu’on a fini par hyperfermer la face. Le pull-hook, lui, démarre à gauche et vire encore plus à gauche : chemin extérieur-intérieur et face fermée en même temps, double peine.
Identifier laquelle de ces variantes vous affecte change la hiérarchie des corrections à apporter. Un hook classique demande d’abord de neutraliser la face. Un snap hook demande de regarder le désarmement. Un pull-hook nécessite de corriger le chemin avant la face. Je recommande toujours de filmer quelques swings de face et de derrière avant de commencer à modifier quoi que ce soit. Un diagnostic visuel évite d’aggraver le problème en corrigeant dans le mauvais sens.
La physique de l’impact : pourquoi la face prime sur le chemin
La règle des 85/15 que beaucoup ignorent encore
C’est la donnée que les recherches de Trackman et des laboratoires de biomécanique ont clairement établie ces vingt dernières années, et qui contredit l’enseignement traditionnel : la direction initiale de la balle est déterminée à 85% par l’orientation de la face de club à l’impact, et seulement à 15% par le chemin de swing. C’est l’inverse de ce que beaucoup de joueurs croient intuitivement, et de ce qui était enseigné pendant des décennies.
Ce que ça signifie concrètement pour votre hook : si votre balle part à droite, c’est que votre face pointe à droite au moment du contact. Si elle vire ensuite fortement à gauche, c’est que votre face était fermée par rapport à votre chemin de swing. La combinaison des deux donne ce mouvement caractéristique en banane. Corriger le chemin sans corriger la face ne suffira pas, vous changerez peut-être la forme de la courbe, mais pas sa cause profonde. C’est pour ça qu’un bon diagnostic du rapport face/chemin est indispensable avant toute chose.
Pour un hook, la balle part à droite parce que la face pointe à droite, mais elle vire à gauche parce que la face est fermée par rapport au chemin. Ce n’est pas le chemin seul qui crée l’effet latéral : c’est l’écart entre le chemin et la face. Plus cet écart est grand, plus le hook est violent. Pour aller plus loin sur la relation entre impact et trajectoire, notre guide sur le wedging détaille comment contrôler précisément la face au contact.

Les trois causes techniques qui produisent votre hook
Cause 1 : le grip trop fort
C’est la cause la plus fréquente, et la plus facile à corriger. Un grip « fort » ne désigne pas la force de serrage, c’est la position des mains sur le manche. Quand les deux mains sont tournées trop vers la droite du grip (pour un droitier), les paumes orientent la face vers la gauche de façon naturelle pendant le swing, avant même que le joueur ne fasse quoi que ce soit. On peut voir trop de phalanges de la main gauche à l’adresse : trois ou quatre visibles, c’est un signal clair.
Le problème du grip fort s’aggrave sous l’effet de la vitesse. Plus le swing est rapide, plus les poignets se libèrent dans la zone d’impact, et plus la face se ferme tôt. C’est pour ça que les joueurs puissants qui cherchent à frapper fort se retrouvent avec des hooks de plus en plus sévères au fil de la partie, quand la fatigue relâche les avant-bras. La vitesse amplifie ce que le grip a commencé. Deux phalanges visibles à la main gauche et les deux pouces dans l’axe du manche, c’est le point de départ d’une prise neutre. Pour tout comprendre sur le grip et son influence sur votre jeu, notre guide sur l’index golf contextualise ces fondamentaux.
Cause 2 : le chemin trop intérieur-extérieur
Le chemin de swing décrit la trajectoire de la tête de club à travers la zone d’impact. Un chemin intérieur-extérieur signifie que le club arrive de derrière le corps et repart vers la droite de la cible après le contact. Ce mouvement génère mécaniquement une rotation anti-horaire sur la balle, c’est la physique du contact oblique sur une sphère. Associé à une face fermée, il produit le hook classique. Associé à une face neutre, il produit un draw, c’est précisément ce que cherchent les joueurs avancés.
Ce chemin exagéré vient souvent d’une correction d’ancien slice poussée trop loin. On a appris à « venir de l’intérieur » pour arrêter de couper la balle, et on a trop accentué le mouvement. Les hanches qui glissent latéralement vers la cible au lieu de pivoter sur place aggravent aussi ce chemin : le club reste coincé derrière le corps et ressort trop vers la droite pour compenser. Je vois souvent ce pattern chez les joueurs d’index 10 à 20 qui ont beaucoup travaillé seuls. Le remède au slice est devenu le générateur de hook. Pour comprendre comment le chemin de club s’inscrit dans la stratégie globale du swing, notre guide sur la stratégie de parcours donne des bases utiles.
Cause 3 : le désarmement prématuré des poignets
C’est la cause la moins connue, et souvent la plus difficile à ressentir. Le désarmement, c’est le moment où les poignets relâchent le « lag », l’angle entre le bras gauche et le manche, dans la descente. Si ce relâchement se produit trop tôt, avant que les mains ne soient à hauteur de la hanche, la tête de club prend de l’avance sur les mains. La face arrive alors en position fermée au moment précis de l’impact, même si le grip était neutre au départ.
Ce défaut s’aggrave quand on cherche la distance. Plus on essaie de « catapulter » la balle, plus on libère les poignets tôt. C’est contre-intuitif : le coup qui paraît le plus puissant est souvent celui qui donne le moins de résultats, parce que l’énergie est libérée avant l’impact. Un impact avec les mains légèrement devant la balle, la face square, produit beaucoup plus de distance qu’un impact avec les mains en retard et la face fermée. C’est considérable, et ça se corrige sans changer la vitesse de swing.

Corriger son grip pour neutraliser le hook
Comment neutraliser un grip trop fort
La correction du grip est la plus rentable de toutes. Elle peut se faire en cinq minutes au practice et produire des résultats immédiats sur la trajectoire. L’objectif est d’amener les deux mains dans une position neutre où les pouces pointent vers les épaules et les « V » formés par le pouce et l’index de chaque main sont orientés vers le nez ou le menton. Pour la main gauche, deux phalanges visibles, ni plus, ni moins. Pour la main droite, la paume doit faire face à la cible, pas pointer vers le sol.
La difficulté, c’est la sensation. Après des années de grip fort, un grip neutre va donner l’impression que le club est prêt à se rouvrir au moment du relâchement. Cette sensation est normale et fausse. Le cerveau anticipe une face ouverte là où il n’y en aura pas, parce qu’il s’est calibré sur la rotation excessive de la prise forte. Il faut accepter d’avoir des trajectoires qui semblent « trop droites » ou même légèrement fadées pendant les premières sessions. Cette phase d’adaptation dure généralement une à deux semaines de pratique régulière.
Avant de modifier quoi que ce soit à votre swing, vérifiez votre grip debout face à un miroir. Tournez les deux mains d’un quart de tour vers la gauche jusqu’à voir seulement deux phalanges à la main gauche. Frappez ensuite dix coups à mi-vitesse avec ce nouveau grip avant de revenir à pleine puissance. Cette progression douce évite les compensations réflexes que crée un changement de grip brutal. Pour aller plus loin sur le technique de prise de club, notre guide sur les erreurs classiques couvre ce point en détail.
La pression de serrage : trouver le bon équilibre
La pression de serrage influence directement la liberté des poignets dans le swing. Trop fort, les avant-bras se crispent, le relâchement est bloqué et le club arrive en retard, ce qui peut paradoxalement produire un hook de compensation quand les poignets lâchent d’un coup en fin de descente. Trop lâche, le club tourne dans les mains à l’impact. Une pression de 4 ou 5 sur 10 est la cible pour la plupart des joueurs, suffisamment ferme pour que le club ne bascule pas, suffisamment souple pour que les poignets se libèrent progressivement dans la traversée.
Un bon repère : si vos avant-bras sont visiblement tendus à l’adresse, vous serrez trop fort. Relâchez délibérément les muscles entre le coude et le poignet. Respirez une fois avant de démarrer le swing. Cette simple habitude réduit la crispe réflexe qui précipite souvent le désarmement des poignets.

Chemin de club et rotation du corps : les leviers biomécaniques
Pourquoi les hanches créent le chemin
La rotation des hanches est le moteur du chemin de club. Quand les hanches pivotent correctement, elles créent de l’espace pour que le club descende sur un plan neutre, en ligne avec la cible. Quand elles glissent latéralement vers la cible au lieu de pivoter, elles ferment cet espace et forcent le club à passer trop par l’intérieur pour trouver la balle. C’est ce glissement latéral que beaucoup de joueurs confondent avec un bon « transfert de poids ». Le poids doit effectivement se déplacer vers la gauche dans la descente, mais par rotation, pas par translation.
La sensation à rechercher : à partir du sommet du backswing, démarrez la descente en faisant tourner la hanche gauche vers l’arrière, comme si vous vouliez montrer votre fesse gauche à la cible. Ce mouvement rotatif crée automatiquement un plan de descente plus vertical, qui sort le club du chemin intérieur-extérieur excessif. Votre poids finira quand même sur le pied gauche, mais par le pivot, pas par la glissade.
La rotation du buste jusqu’à la fin : l’anti-hook le plus efficace
La grande majorité des hooks que je vois au practice ont une cause commune : le buste s’arrête trop tôt dans la traversée. Quand les épaules cessent de tourner avant que la balle ne quitte le club, les bras continuent leur course seuls et la face ferme par rotation des avant-bras. C’est mécanique, inévitable. Si le corps ne tourne pas jusqu’au bout, les mains ferment la face pour compenser.
La correction est simple à comprendre, moins simple à intégrer : finissez chaque swing avec la poitrine face à la cible et le poids entièrement sur le pied gauche. La ceinture de la veste doit pointer vers la cible à la fin du mouvement. Si vous regardez encore le fairway de trois quarts face, vous avez arrêté la rotation trop tôt. Cet arrêt prématuré vient souvent de la peur du hook lui-même : on retient instinctivement le mouvement pour « contrôler » la balle, et c’est précisément ça qui génère le hook. Il faut faire le mouvement contraire de celui que l’instinct commande. Tourner jusqu’au bout est le meilleur anti-hook. Pour comprendre comment cette rotation s’inscrit dans la mécanique globale du swing, notre article sur le backswing parfait donne les fondations nécessaires.

Exercices pratiques pour corriger le hook durablement
Le pump drill pour recalibrer la descente
C’est l’exercice le plus efficace pour corriger un chemin trop intérieur-extérieur, et il fonctionne parce qu’il travaille la sensation, pas la théorie. Montez au sommet de votre backswing, puis redescendez à mi-chemin, sans frapper. Remontez. Redescendez à nouveau, toujours sans frapper. Au troisième mouvement de descente, poursuivez et frappez la balle. Ces deux pompes forcent le bas du corps à déclencher le mouvement avant les bras, ce qui est exactement le séquençage qui produit un chemin neutre.
L’objectif du pump drill n’est pas de produire de beaux coups immédiats. Les premières tentatives donneront souvent des coups courts et peu précis, parce que le rythme est perturbé. C’est normal et c’est voulu. Ce que vous cherchez, c’est la sensation d’un club qui descend verticalement, les mains tombant près de la hanche droite avant de se diriger vers la balle. Cette sensation, une fois intégrée, change durablement le séquençage. Dix à quinze répétitions par session de practice, sur deux ou trois semaines, suffisent généralement pour ancrer la nouvelle habitude.
Les baguettes d’alignement pour visualiser le chemin
Posez une baguette d’alignement au sol parallèlement à la ligne de cible. Placez une deuxième baguette à un angle de 10 à 15 degrés, représentant le chemin cible légèrement intérieur-extérieur contrôlé d’un draw. L’objectif est de faire partir la tête de club depuis l’intérieur de cette deuxième baguette et de sortir du côté de la ligne de cible. Si votre chemin était trop exagéré, cette contrainte visuelle le ramène automatiquement vers un path plus neutre. Le cerveau a besoin de repères visuels pour accepter une nouvelle trajectoire de club, parce qu’il ne peut pas « voir » son propre swing. La baguette lui donne un feedback immédiat et sans ambiguïté.
Une variante plus simple : posez un tee à trente centimètres devant votre balle, légèrement à droite de la ligne de cible. L’objectif est que la tête de club passe à l’intérieur de ce tee après l’impact. Cet exercice rend le chemin de sortie concret et mesurable, ce qu’aucune description verbale ne peut remplacer.
La vidéo : éliminer les hooks rapidement avec deux points clés
Simon Camirand, instructeur reconnu sur le circuit francophone, résume dans cette vidéo les deux leviers les plus efficaces pour obtenir des trajectoires plus droites. Une approche directe et pratique, idéale pour compléter les exercices décrits dans ce guide.
Commencez toujours par le grip avant de toucher au chemin. Si votre balle part encore à gauche après un grip neutre, regardez la rotation du corps. Si la rotation est complète et que le hook persiste, travaillez le séquençage avec le pump drill. Ne modifiez jamais deux paramètres en même temps : vous ne saurez plus quelle correction a produit quel effet. Un paramètre à la fois, deux semaines minimum d’intégration avant de passer au suivant.
Hook au driver et situations spécifiques
Pourquoi le hook est plus violent au driver
La plupart des joueurs hookent davantage au driver qu’avec leurs fers, et il y a une raison physique précise. Le driver a le loft le plus bas de tous les clubs, ce qui signifie qu’une quantité plus importante de la vitesse d’impact se traduit en spin latéral plutôt qu’en backspin. Avec un fer, même une face légèrement fermée sera partiellement « neutralisée » par le loft qui génère du backspin dominant. Avec le driver, chaque degré de fermeture de face produit un effet latéral beaucoup plus marqué.
Il y a aussi la position de la balle dans le stance. Au driver, la balle est placée en face du pied gauche pour un droitier, plus en avant que pour les fers. Si le swing descend encore en mode « fer » avec cette position de balle avancée, le club arrive à l’impact alors que les hanches ont déjà passé leur point de rotation maximum, les mains sont en retard, la face est fermée, le hook est assuré. La correction au driver passe souvent par un léger recul de la balle de deux ou trois centimètres dans le stance, qui donne aux mains le temps d’arriver avant la face. C’est un ajustement de cinq secondes qui peut changer la direction de vos drives.
Les pentes qui amplifient le hook
Quand la balle est plus haute que vos pieds, votre plan de swing devient mécaniquement plus horizontal, comme si vous balayiez de gauche à droite. Ce plan plat amplifie le chemin intérieur-extérieur et accentue la fermeture naturelle de la face par gravité. Résultat : même un swing habituellement neutre peut produire un hook prononcé depuis ce lie. La correction demande de viser délibérément plus à droite de la cible et de prendre un club de plus en raccourcissant légèrement l’amplitude du swing. Accepter la courbe plutôt que de lutter contre elle est la stratégie la plus sûre. Si vous hookez normalement avec un draw modéré, ce lie peut facilement transformer ce draw en hook violent.

Du hook accidentel au draw intentionnel
La nuance technique entre hook et draw
Le hook et le draw partagent la même mécanique de base : chemin intérieur-extérieur et face légèrement fermée par rapport à ce chemin. Ce qui les sépare, c’est uniquement le degré. Un draw contrôlé demande un écart de 2 à 4 degrés entre le chemin et la face. Un hook commence à partir de 8 à 10 degrés de fermeture excessive. Entre les deux, il y a toute la maîtrise du swing.
Cette nuance signifie que le joueur qui cherche à corriger son hook n’a pas besoin de devenir un joueur qui joue « droit ». Il peut viser à maîtriser un draw léger, ce qui est d’ailleurs le coup préféré des meilleurs joueurs du monde pour maximiser la distance tout en conservant de la précision. La trajectoire en draw produit moins de spin et plus de roll, ce qui donne des distances supérieures à coup équivalent par rapport à un fade. Dompter votre hook, c’est potentiellement transformer votre coup le plus frustrant en votre meilleure arme.
Gérer le hook mentalement sur le parcours
Il y a un cercle vicieux bien connu chez les joueurs qui hookent : on redoute le hook, on compense en visant à droite, ce qui exagère le chemin intérieur-extérieur, ce qui aggrave le hook. La peur du défaut devient la cause du défaut. Sortir de ce cercle demande autant de travail mental que technique.
La technique la plus efficace que j’aie vue fonctionner : avant chaque coup où la peur du hook est présente, focalisez votre attention sur la traversée jusqu’au finish, pas sur l’impact. Visualisez la poitrine face à la cible à la fin du mouvement. Ce simple déplacement d’attention empêche le buste de ralentir à l’impact, élimine la compensation manuelle, et produit des trajectoires bien plus régulières que n’importe quelle instruction technique donnée dans le feu de l’action.
La régularité mentale précède la régularité physique. Pour approfondir la gestion du score trou par trou, notre article sur le par au golf donne les repères essentiels. Pour approfondir cet aspect, notre article sur la technique de swing sans forcer traite de cette relation entre relâchement et précision.
Viser plus à droite pour « compenser » : ça aggrave le chemin intérieur-extérieur. Changer grip et chemin en même temps : vous ne saurez plus ce qui a fonctionné. Ralentir le swing pour « contrôler » : ça accentue le désarmement prématuré. Arrêter la rotation du buste par peur : c’est exactement ce qui produit les fermetures de face. Modifier le swing en situation de compétition sans l’avoir répété au practice : les automatismes reviennent toujours sous pression.
Comment corriger son hook au golf : le bilan
Le hook se corrige dans l’ordre suivant : grip d’abord, rotation du corps ensuite, séquençage en dernier. Dans 80% des cas, un grip neutre et une traversée complète règlent le problème sans qu’on ait besoin de toucher au chemin. La physique de l’impact confirme ce que le terrain montre : la face prime sur tout le reste. Commencez par là, et laissez deux semaines à votre cerveau pour recalibrer ses trajectoires de référence.
La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le hook est le signe d’un swing qui a de la puissance et du chemin intérieur. Vous n’êtes pas loin d’un draw contrôlé. La différence entre le joueur frustré par ses hooks et le joueur qui joue un draw élégant tient à quelques degrés de face de club et à la régularité de la rotation. Ces degrés-là, ça se travaille. Pour structurer votre progression sur le parcours et utiliser intelligemment vos nouvelles trajectoires, notre guide pour baisser son index vous donnera le cadre complet.
- La face de club dicte 85% de la direction initiale — c’est le premier paramètre à corriger
- Un grip fort est la cause la plus fréquente : deux phalanges visibles à la main gauche, pas plus
- Tourner le buste jusqu’à la fin du swing est l’anti-hook le plus efficace et le plus simple
- Ne changez jamais deux paramètres en même temps — un levier à la fois, deux semaines d’intégration
Un hook dompté, c’est un draw potentiel. La même mécanique, à quelques degrés près. C’est votre prochain objectif technique.
Comment corriger son hook au golf : vos questions fréquentes
Quelle est la cause principale d’un hook au golf ?
La cause principale est une face de club fermée par rapport au chemin de swing à l’impact. Cette fermeture génère une rotation anti-horaire sur la balle qui la fait courber vers la gauche. Elle est le plus souvent produite par un grip trop fort, où les mains sont tournées trop à droite sur le manche, ce qui ferme naturellement la face au moment du relâchement des poignets.
Comment distinguer un hook d’un pull au golf ?
La distinction se fait sur le point de départ de la balle. Un hook part à droite de la cible avant de courber fortement vers la gauche. Un pull part directement à gauche sans courber. Cette différence de départ indique des causes différentes : face fermée avec chemin intérieur-extérieur pour le hook, chemin extérieur-intérieur pour le pull. Corriger l’un sans identifier lequel aggrave souvent le problème.
Pourquoi je hook plus avec le driver qu’avec les fers ?
Le driver a le loft le plus bas, ce qui convertit davantage la vitesse d’impact en spin latéral plutôt qu’en backspin. Chaque degré de fermeture de face produit donc un effet latéral plus marqué qu’avec un fer. La position de balle plus avancée au driver aggrave aussi le problème si le swing arrive avec les mains en retard. Reculer légèrement la balle de deux à trois centimètres dans le stance peut corriger cela rapidement.
Comment corriger instantanément son hook sur le parcours ?
Sur le parcours, sans pouvoir travailler en profondeur, deux ajustements rapides : neutralisez votre grip en ramenant les mains vers la gauche jusqu’à voir deux phalanges à la main gauche, et focalisez votre attention sur la traversée complète jusqu’au finish plutôt que sur l’impact. Ces deux réglages réduisent significativement la sévérité du hook sans nécessiter d’échauffement au practice.
Le grip est-il toujours responsable d’un hook au golf ?
Non, pas toujours. Le grip fort est la cause la plus fréquente, mais un hook peut aussi venir d’un désarmement prématuré des poignets, d’un chemin trop intérieur-extérieur causé par des hanches qui glissent, ou d’un buste qui cesse de tourner avant l’impact. Un diagnostic par vidéo permet d’identifier la cause dominante avant de modifier quoi que ce soit.
Quelle est la différence entre un hook et un draw au golf ?
Le draw et le hook partagent la même mécanique, face légèrement fermée par rapport à un chemin intérieur-extérieur, mais diffèrent par le degré. Un draw contrôlé implique un écart de 2 à 4 degrés entre le chemin et la face. Un hook commence à partir de 8 à 10 degrés. Le draw est recherché pour sa distance et sa trajectoire pénétrante. Le hook est subi et incontrôlable. Maîtriser son hook, c’est souvent la première étape vers un draw intentionnel.
Combien de temps faut-il pour corriger un hook au golf ?
Si la cause est uniquement le grip, deux semaines de pratique régulière suffisent généralement pour stabiliser les nouvelles trajectoires. Si le chemin de swing est aussi impliqué, comptez quatre à six semaines avec des sessions de practice ciblées. Modifier un paramètre à la fois et laisser au moins deux semaines d’intégration avant d’en changer un deuxième est la méthode la plus efficace pour ne pas créer de nouvelles compensations.
Pourquoi je commence à hooker alors que je slicais avant ?
C’est l’un des parcours de progression les plus courants au golf. En corrigeant un slice, on apprend à « venir de l’intérieur » et à fermer la face, deux choses qui étaient exactement ce qu’il fallait faire. Mais si on a exagéré ces corrections, on passe de l’autre côté. Un ex-slicer qui hook a généralement un grip trop fort et un chemin trop intérieur-extérieur. La correction est moins profonde qu’il n’y paraît : quelques degrés de grip dans l’autre sens et la progression reprend.
Quels exercices pratiques pour corriger le hook rapidement ?
Deux exercices sont particulièrement efficaces. Le pump drill : montez deux fois au sommet du backswing sans frapper, puis poursuivez au troisième mouvement. Il force le séquençage bas du corps en premier et recalibre le chemin de descente. Les baguettes d’alignement : posez une baguette à 10 degrés représentant le chemin cible et entraînez-vous à sortir du bon côté. Ces deux exercices travaillent la sensation plutôt que la théorie et produisent des résultats en une à deux sessions.