le pitch est une arme offensive à trajectoire haute, bien distincte du chip roulé. Ce coup exige une rotation du corps et 60 % du poids sur l’avant pour un contact net. L’utilisation du système de l’horloge permet ensuite de calibrer vos distances pour transformer chaque approche en occasion de birdie.
Votre carte de score souffre inutilement parce que vous confondez encore l’approche roulée et le pitching au golf au moment d’attaquer le drapeau ? Pour arrêter de perdre des points bêtement entre 20 et 70 mètres, nous allons décortiquer ensemble la mécanique précise de ce coup levé et sa différence technique majeure avec le chipping. Préparez-vous à découvrir comment le bon alignement et la gestion intelligente de vos wedges vont enfin vous offrir la régularité dont vous rêvez pour baisser drastiquement votre handicap.
Sommaire
- Pitch ou chip : la différence fondamentale pour votre petit jeu
- La posture parfaite pour un pitching réussi
- Décomposer le swing de pitching : le geste juste
- Maîtriser la distance de vos coups de pitch
- Le bon wedge pour le bon pitch
- S’adapter aux lies difficiles : le pitch tout-terrain
- Trois exercices concrets pour un pitching chirurgical
- Pitching au golf : vos questions fréquentes
Pitch ou chip : la différence fondamentale pour votre petit jeu
Vous confondez encore ces deux coups ? C’est l’erreur classique qui vous coûte des points bêtement chaque week-end sur la carte de score. On va clarifier ça une bonne fois pour toutes, car votre score en dépend.

Le pitch : la trajectoire haute pour attaquer le drapeau
Le pitching au golf est avant tout un coup d’approche aérien. La balle vole bien plus qu’elle ne roule vers sa cible. Son but est de franchir un obstacle ou d’arrêter la balle rapidement sur le green.
On l’utilise typiquement entre 20 et 70 mètres du green. L’objectif est la précision, pas la puissance brute. C’est un coup de finesse qui demande de la technique et du toucher pour contrôler la hauteur et le spin.
Voyez le pitch comme une arme offensive. Il permet d’aller chercher le drapeau avec confiance quand la situation le permet.
Le chip : le coup roulé pour approcher en sécurité
Le chip est un coup roulé, à l’inverse du pitch. La balle reste basse et roule sur une grande partie de la distance vers le trou. C’est un coup de sécurité.
On le joue très près du green, sans obstacle devant soi. Le but est de faire atterrir la balle et la laisser rouler comme un long putt. C’est un des piliers des bases du petit jeu.
Le chip minimise le risque, alors que le pitch cherche la récompense. Ce sont deux outils pour deux intentions.
Le tableau comparatif pour ne plus jamais hésiter
Pour que tout soit limpide, voici un résumé visuel complet. Ce tableau va devenir votre aide-mémoire indispensable sur le parcours. Il vous aidera à prendre en compte différents critères avant de jouer.
| Critère | Pitch | Chip |
|---|---|---|
| Trajectoire de balle | Haute et parabolique | Basse et tendue |
| Ratio Vol / Roule | Majoritairement du vol (ex: 2/3 vol, 1/3 roule) | Majoritairement du roule (ex: 1/3 vol, 2/3 roule) |
| Mouvement du corps | Rotation des hanches et des épaules | Mouvement de balancier des épaules, peu d’action du bas du corps |
| Action des poignets | Armement des poignets à la montée | Poignets fermes, pas ou très peu d’action |
| Distance typique | 20 à 70 mètres | Moins de 20 mètres |
| Objectif principal | Arrêter la balle rapidement près du trou | Faire rouler la balle vers le trou |
La distinction principale réside dans l’action des poignets. C’est ce détail technique qui dicte la trajectoire.
La posture parfaite pour un pitching réussi
Maintenant que la différence entre pitch et chip est claire, attaquons le cœur du sujet. Réussir son pitching au golf ne s’improvise pas au moment de la frappe, tout se joue dans la préparation et la posture.
L’alignement et la position des pieds : la base de tout
Parlons d’abord de l’écartement. Vos pieds doivent être moins écartés que la largeur des épaules. Pourquoi ? Parce qu’un stance étroit favorise la rotation et assure un contact précis. Ici, on cherche la finesse, pas la puissance brute.
Ensuite, l’orientation. Votre corps entier — pieds, hanches, épaules — doit être légèrement ouvert par rapport à la cible. Concrètement, pour un droitier, cela signifie que vous visez un peu à gauche du drapeau.
Cette ouverture n’est pas un hasard. Elle prépare le terrain pour la rotation du corps vers la cible et empêche le club de rester coincé derrière vous.
La répartition du poids : le secret de la stabilité
C’est ici que beaucoup échouent. Placez environ 60% de votre poids sur votre pied avant (le gauche pour les droitiers). Le défi ? Garder ce poids à l’avant durant tout le swing.
Cette pression constante sur le pied avant est non négociable. Elle encourage un angle d’attaque descendant indispensable. C’est le secret pour toucher la balle avant le sol, assurant un contact net et une balle qui fuse.
Voyez votre jambe avant comme un pilier solide, un axe autour duquel tout votre corps va pivoter.
La position de la balle et le grip : les derniers ajustements
Où placer la balle ? Simplement au centre de votre stance. Ni trop devant, ni trop derrière. C’est l’endroit exact où se trouve le point le plus bas de votre arc de swing.
Côté mains, descendez un peu sur le manche. Gripper bas vous offre immédiatement plus de contrôle et de toucher. La pression doit rester légère : imaginez tenir un petit oiseau sans l’étouffer, pas une barre de fer.
Attention à ne pas crisper le club, c’est l’une des erreurs les plus courantes des débutants. La tension tue le feeling, alors relâchez-vous.

Décomposer le swing de pitching : le geste juste
La posture est en place, vous êtes prêt. Mais comment bouger le club ? Le swing de pitching n’est pas un plein swing en miniature, c’est un mouvement spécifique avec sa propre mécanique.
Le backswing : armer les poignets en « L »
L’initiation du mouvement se fait par les épaules et le torse, et non avec les mains. Le club, les bras et le corps bougent en un seul bloc au départ.
À mi-montée, les poignets s’arment naturellement sans effort conscient. Votre bras avant et le shaft du club doivent former un angle de 90 degrés, créant une forme de « L » caractéristique. C’est la véritable source de l’énergie pour le pitching au golf.
Sachez que ce n’est pas une action forcée. C’est simplement une conséquence mécanique du mouvement de rotation du corps bien exécuté.
L’impact : le moment de vérité pour le contact de balle
Le mouvement de descente est initié par la rotation du bas du corps vers la cible. Les mains et les bras suivent passivement cette impulsion donnée par les hanches.
Dans la zone d’impact, le poids reste ancré sur le pied avant. Les mains doivent être légèrement en avant de la tête de club à l’impact pour être efficace. C’est ce qui assure le contact « balle-terre » et compresse la balle pour un maximum de contrôle.
Un bon coup de pitch, c’est avant tout un contact de balle impeccable. Le son doit être net et mat, c’est le bruit de la compression, pas d’une gratte ou d’une top.
Gardez la tête derrière la balle à l’impact, c’est une erreur classique de vouloir regarder trop tôt. Ne cherchez pas à « lever » la balle. Faites confiance au loft de votre club, il est conçu pour ça.
La finition : le corps face à la cible, bras étendus
Après l’impact, continuez de tourner sans hésitation. Ne stoppez pas le mouvement brusquement après la frappe. Vos bras doivent s’étendre complètement vers la cible pour guider la balle. La tête de club suit la balle du regard.
À la position finale, votre nombril et votre poitrine doivent faire face à la cible. Le poids du corps a fini sa course sur le pied avant. Le pied arrière est sur la pointe.
L’image à retenir pour visualiser ce geste est simple. Le swing de pitching est souvent décrit comme un mouvement en « L à I », où le « I » représente la finition verticale.
Maîtriser la distance de vos coups de pitch
Vous avez la technique, c’est bien. Mais voici le vrai problème : comment envoyer la balle à 30 mètres pile, et pas 45 ? Le contrôle des distances est ce qui sépare le simple joueur du scoreur redoutable.
Quelle distance espérer avec un coup de pitch ?
Le pitching au golf couvre la zone de jeu située entre environ 20 mètres et 70 ou 80 mètres. En dessous de cette fourchette, c’est le territoire du chip. Au-dessus, on passe sur des pleins swings ou des trois-quarts de swing.
Cette distance dépend de votre vitesse de swing, de votre technique et des clubs que vous utilisez. Un pro peut pitcher jusqu’à 100 mètres. L’important pour vous est de connaître VOS propres distances. Cela peut vous mettre sur la voie de la régularité.
Le système de l’horloge : votre métronome personnel
Imaginez que vous êtes planté au centre d’une horloge géante. Votre bras gauche est l’aiguille. La longueur de votre backswing détermine la distance. Un bras à 7h, 9h ou 11h produira trois distances différentes.
La clé est de garder le même tempo pour chaque longueur de swing. Ne swinguez pas plus vite pour faire plus de distance, swinguez plus ample. C’est une question de rythme.
- Backswing à 7h30 : pour les coups les plus courts (ex: 25 mètres)
- Backswing à 9h00 (bras parallèles au sol) : pour les distances intermédiaires (ex: 45 mètres)
- Backswing à 10h30 : pour les pitchs les plus longs (ex: 65 mètres)
Allez au practice et « étalonnez » vos distances pour chaque position de l’horloge et chaque wedge. Notez-les dans un carnet. C’est une habitude simple qui change tout.
L’influence du club sur la hauteur et le roule
Pour une même amplitude de swing, un club plus ouvert enverra la balle plus haut et moins loin. Vous obtiendrez aussi moins de roule. C’est une loi physique immuable.
Un coup de pitch avec un Sand Wedge (56°) volera plus haut et s’arrêtera plus vite qu’un coup de la même force avec un Pitching Wedge (48°). C’est un paramètre de plus à ajuster.
Le contrôle total de la distance vient de la combinaison entre l’amplitude du swing et le choix du club. C’est l’essence du wedging de précision.
Le bon wedge pour le bon pitch
Le choix du club, c’est votre levier principal pour contrôler la distance et la trajectoire. Mais quels sont exactement ces outils qui dorment dans votre sac ? Voici les différentes pistes qui s’offrent à vous pour maîtriser vos approches.
Pitching wedge (pw) : le choix par défaut
Le Pitching Wedge (PW) affiche un loft standard situé entre 45 et 48 degrés. C’est le wedge le plus « fermé » de votre arsenal. Il produit cette trajectoire pénétrante.
C’est l’arme fatale pour les pitchs longs où vous avez du green pour travailler. La balle volera moins haut, c’est vrai, mais elle roulera un peu plus après l’impact. C’est souvent le club le plus facile à maîtriser pour commencer.
C’est votre club à tout faire, la base absolue du pitching au golf. Voyez-le comme le point de départ obligatoire de votre apprentissage.
Sand wedge (sw) : plus de hauteur, moins de roule
Le Sand Wedge (SW) présente un loft plus ouvert, généralement calé entre 54 et 58 degrés. Son nom est franchement trompeur. Il est redoutable sur le fairway, bien en dehors du sable.
Il est parfait quand vous devez passer par-dessus un obstacle et arrêter la balle rapidement. La trajectoire est haute, franche, et le roule est minimal. C’est le club de la précision chirurgicale pour attaquer les drapeaux.
Il est évidemment utile dans le sable. C’est toutefois une technique différente que vous pouvez explorer pour savoir comment sortir d’un bunker.
Lob wedge (lw) : pour les situations délicates
Le Lob Wedge (LW) est le plus ouvert de tous, avec un loft grimpant à 60 degrés ou plus. C’est un club ultra-spécialisé. Les pros ne le sortent que par nécessité absolue.
Utilisez-le quand vous avez très peu de green entre vous et le drapeau. Il produit une trajectoire quasi verticale et la balle s’arrête presque sur son impact. C’est radical sur des positions de drapeau serrées.
Mais attention, c’est un club difficile à maîtriser pour l’amateur. Il demande énormément de pratique et une confiance totale.
S’adapter aux lies difficiles : le pitch tout-terrain
Maîtriser le pitching au golf sur un tapis de practice, c’est bien. Mais sur le parcours, la balle n’est jamais parfaitement placée. Apprenons à nous adapter aux mensonges (lies).
La balle en montée : ajuster sa posture pour contrer la pente
Le problème est mécanique : la pente va naturellement faire lever la balle très haut et la dévier vers la gauche pour un droitier. Si vous ne compensez pas, vous manquerez la cible.
Pour corriger le tir, inclinez vos épaules parallèlement à la pente, c’est non négociable. Mettez ensuite nettement plus de poids sur le pied en aval pour vous ancrer. Enfin, visez légèrement à droite du drapeau pour anticiper l’effet de « hook ».
Côté matériel, prenez un club moins ouvert, comme un PW au lieu d’un SW. La pente ajoute déjà artificiellement du loft à votre coup, inutile d’en rajouter.
La balle en descente : le défi de l’équilibre
C’est souvent le lie le plus redouté. La pente va abaisser la trajectoire de balle et la faire partir à droite. Le risque de « gratte » est ici particulièrement élevé si vous forcez.
Ajustez votre set-up : mettez vos épaules parallèles à la pente. Fléchissez davantage les genoux pour vous rapprocher du sol et basculez le poids majoritairement sur le pied en aval. Visez à gauche de la cible pour contrer la dérive.
Pour un pitch en descente, l’obsession doit être l’équilibre. Ancrez-vous au sol et faites un swing contrôlé et compact. La finesse l’emporte toujours sur la force ici.
Ici, la logique s’inverse : prenez un club plus ouvert (SW ou LW). Vous avez besoin de cette ouverture pour aider la balle à décoller malgré la pente qui ferme la face du club.
Pitcher dans le rough léger : comment extraire la balle
L’herbe coincée entre la face de club et la balle réduit drastiquement le spin. La balle va donc voler plus loin sans effet rétro et rouler davantage une fois sur le green.
Grippez le club plus fermement pour éviter que l’herbe ne le fasse tourner à l’impact. Exécutez un swing un peu plus vertical, avec une action de poignets plus prononcée. Le but est de « « descendre » sèchement sur la balle.
Attendez-vous à un « flyer ». Visez un peu plus court que la distance réelle et anticipez plus de roule à l’arrivée. C’est le seul moyen de contrôler la distance.
Trois exercices concrets pour un pitching chirurgical
La théorie, c’est bien, mais le vrai golf se passe sur l’herbe. Pour maîtriser le pitching au golf et que ces techniques rentrent dans votre mémoire musculaire, il n’y a pas de secret : il faut pratiquer. Voici quatre éducatifs simples et redoutables.
Le pitching en vidéo pour une technique parfaite
Petite vidéo de Paul Lambersens où il nous partage quelques tips très intéressants pour développer la précision de vos pitch. Ces exercices sont particulièrement pertinents sur des approches de 20 à 60 mètres pour baisser vos scores sur le parcours.
L’exercice du flamant rose pour l’équilibre
Le but ? Cet exercice force à maintenir le poids sur le pied avant et à rester stable pendant tout le mouvement. C’est la clé d’un contact régulier.
Mettez-vous en position. Puis, levez votre pied arrière et placez-le derrière vous, en équilibre sur la pointe. Essayez de taper des pitchs courts dans cette position.
Si vous perdez l’équilibre, c’est que votre corps bouge trop. C’est un excellent révélateur.
La serviette sous les bras pour la connexion
Le but ici est simple. Cet exercice classique enseigne à garder les bras connectés au corps. Il empêche un mouvement de bras indépendant et favorise la rotation du torse.
Coincez une serviette de golf sous vos deux aisselles. Tapez des coups de pitch en essayant de ne pas faire tomber la serviette. Vous serez forcé d’utiliser votre corps pour pivoter.
C’est le meilleur moyen de sentir ce que « bouger en un seul bloc » signifie réellement.
L’éducatif des trois balles pour le contrôle de distance
Le but ? Cet exercice vise à développer votre toucher et votre capacité à reproduire trois amplitudes de swing différentes à la demande.
Placez trois cibles (serviettes, paniers) à des distances différentes (ex: 20m, 35m, 50m). Prenez le même club. Votre objectif est d’envoyer une balle sur chaque cible en variant uniquement l’amplitude de votre backswing.
- Choisissez un seul club (votre SW par exemple).
- Visez la première cible (la plus proche) avec un swing court (type 7h30).
- Visez la deuxième cible avec un swing moyen (type 9h).
- Visez la troisième cible (la plus loin) avec un swing plus ample (type 10h30).
Répétez cet exercice jusqu’à ce que vous puissiez « sentir » la distance sans même y penser. C’est là que la magie opère.
Vous avez maintenant toutes les clés en main pour transformer votre petit jeu. Le pitching n’est plus un mystère, mais une arme redoutable pour sauver vos pars. N’oubliez pas : la technique ne vaut rien sans pratique régulière. Alors, filez au practice, testez ces exercices et regardez votre index baisser
Pitching au golf : vos questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un coup de pitch exactement ?
Le pitch est un coup d’approche aérien conçu pour faire voler la balle haut et l’arrêter rapidement sur le green. Contrairement au plein swing qui cherche la distance maximale, le pitch privilégie la précision et la hauteur de trajectoire, souvent pour franchir un obstacle comme un bunker ou de l’eau.
On l’utilise généralement dans la zone située entre 20 et 70 mètres du drapeau. C’est un coup de finesse qui nécessite une action des poignets (l’armement) et une rotation du corps synchronisée, contrairement au chip qui est plus rigide.
Quelle est la vraie différence entre un pitch et un chip ?
La distinction fondamentale réside dans le ratio entre le temps de vol et le temps de roule. Pour un chip, la balle rase le sol et roule la majorité du temps (c’est un coup de sécurité proche du green). Pour un pitch, la balle passe la majorité de son temps en l’air et roule peu à l’atterrissage.
Techniquement, le chip se joue avec un mouvement de balancier des épaules (un seul levier), tandis que le pitch demande un armement des poignets (deux leviers) pour créer de la vitesse et de la hauteur. Si vous êtes loin et devez lever la balle, vous pitchez ; si vous êtes près et pouvez faire rouler, vous chipez.
Quel club devriez-vous utiliser pour le pitching ?
Votre meilleur allié pour le pitching est la famille des wedges. Le choix dépend de la distance et de la hauteur souhaitée : le Pitching Wedge (PW) pour des coups plus longs et roulants, le Sand Wedge (SW) pour plus de hauteur et de frein, ou le Lob Wedge (LW) pour des coups très hauts et courts.
Il est crucial de ne pas se limiter à un seul club. Apprenez à utiliser l’ouverture (le loft) de chaque wedge pour adapter votre trajectoire à la situation qui se présente devant vous sur le parcours.
Quelles sont les bases techniques pour réussir ses pitchs ?
Tout part d’une posture stable : adoptez un stance plus étroit que les épaules et placez environ 60% de votre poids sur le pied avant (gauche pour les droitiers). Cette répartition doit rester constante pour favoriser un contact balle-terre net et compressé.
Ensuite, concentrez-vous sur la rotation. Le mouvement ne vient pas seulement des bras, mais d’une rotation du buste. Pensez à finir votre geste avec le nombril face à la cible, les bras étendus, sans chercher à « cueillir » la balle.
Quelle distance peut-on parcourir avec un pitch ?
La zone de vérité du pitching se situe généralement entre 20 et 70 mètres. En dessous, on parle de chipping ; au-dessus, on s’approche du plein swing. Cependant, cette distance varie selon votre vitesse de swing et le club utilisé.
Pour gérer ces distances, n’essayez pas de taper plus fort. Utilisez plutôt le système de l’horloge : modifiez l’amplitude de votre backswing (mains à 7h, 9h ou 10h30) tout en gardant le même rythme pour obtenir des distances étalonnées et prévisibles.
Faut-il choisir un Pitching Wedge ou un Sand Wedge ?
C’est une question de trajectoire et d’espace disponible sur le green. Le Pitching Wedge, plus fermé (45-48°), enverra la balle plus loin avec une trajectoire plus tendue : c’est l’idéal si vous avez beaucoup de green pour laisser la balle rouler vers le trou.
Le Sand Wedge, plus ouvert (54-58°), est conçu pour donner de la hauteur et du spin. Privilégiez-le si vous devez passer au-dessus d’un obstacle ou si le drapeau est situé juste à l’entrée du green et que vous devez arrêter la balle rapidement.