La balle est à quinze mètres du drapeau, un bunker coupe la route vers le green, et il reste à peine cinq pas entre le bord et le trou. Le chip roulé finira dans le sable. Le pitch standard atterrira trop loin. Vous savez qu’il faudrait envoyer la balle très haut pour qu’elle se pose en douceur, sans trop rouler ensuite. Ce coup, c’est le flop shot.
Le problème, c’est que la plupart des golfeurs hésitent à le tenter. Peur de passer sous la balle, de la traverser avec l’arête du wedge, ou simplement de ne pas savoir comment ouvrir la face sans tout dérégler. On va poser les choses clairement : quand ce coup a du sens, comment le préparer, l’exécuter, et surtout comment vérifier que votre lie l’autorise avant de vous lancer.
Sommaire
- Flop shot golf : un coup très haut, pas une approche par défaut
- Quand le lie permet-il vraiment de tenter un flop shot ?
- Quel wedge choisir pour une approche lobée ?
- Comment préparer et exécuter le geste sans chercher à soulever la balle ?
- Comment doser le flop shot et choisir sa zone de chute ?
- Balle fusante, gratte ou passage dessous : les vérifications utiles
- S’entraîner au flop shot avant de le jouer sur le parcours
- Flop shot golf : un geste utile quand le choix le précède
- Comment faire un flop shot au golf ? : vos questions fréquentes
- Les critères concrets pour évaluer si votre lie permet vraiment un flop shot ou s’il vaut mieux renoncer
- Comment ouvrir la face du wedge et conserver ce réglage dans votre prise en main, dans le bon ordre
- La séquence d’installation complète : stance ouvert, balle en avant, appui côté cible et mains souples
- Ce que révèlent une balle fusante, une gratte ou un passage dessous, et quelle vérification faire en premier
- Un protocole de practice pour comparer vos essais, noter vos ratés et décider quand transférer ce coup au parcours
Que vous ayez un lob wedge ou un simple sand wedge, vous repartirez avec une méthode pour choisir ce coup au bon moment et l’apprendre sans mauvaise surprise.
Flop shot golf : un coup très haut, pas une approche par défaut
Hauteur et faible roule : ce que le flop shot cherche vraiment
Le flop shot, c’est une approche très haute destinée à retomber en douceur avec peu de roule après le rebond. La balle monte vite, redescend presque à la verticale et s’immobilise sur une zone courte. C’est le coup que vous choisirez quand il n’y a pas assez de place pour laisser rouler, typiquement derrière un bunker avec le drapeau proche du bord.
« Peu de roule » ne signifie pas « arrêt garanti ». La réception dépend de la vitesse du green, de l’humidité, du contact que vous obtenez. Le flop shot réduit la roule, il ne l’élimine pas.
Chip, pitch, flop : trois logiques différentes
Le chip roule beaucoup et vole peu. Le pitch vole davantage avec un rebond contrôlé. Le flop shot, lui, maximise la hauteur pour minimiser la distance de roulement. Chacun répond à une situation précise : un couloir dégagé sans obstacle appelle la roule, pas la hauteur. Si rien n’empêche un chip ou un pitch de rejoindre la cible, ces coups restent plus sûrs et plus reproductibles. Pour approfondir les différences entre toutes vos options autour du green, consultez notre guide des coups d’approche au golf.
Le flop shot n’est donc pas une approche par défaut. C’est un outil réservé aux situations où la hauteur est votre seule alliée.
Quand le lie permet-il vraiment de tenter un flop shot ?
La première question : est-ce le bon coup ?
Beaucoup de golfeurs veulent apprendre le flop shot pour l’ajouter à leur panoplie. L’intention est bonne, la démarche incomplète. Avant le geste, il y a un choix, et ce choix commence par une question simple : existe-t-il une voie roulée praticable ? Si oui, elle sera presque toujours plus fiable. Le flop entre en jeu quand un obstacle ou un manque de green interdit toute autre trajectoire.
Ce que le lie vous dit avant le swing
Le lie, c’est la position de la balle sur le sol. Il change tout. Sur herbe moyenne, la balle est légèrement soutenue : la tête du wedge peut glisser sous elle sans difficulté. C’est le cas le plus favorable pour apprendre.

Sur un lie serré, sol dur ou herbe très rase, le risque augmente nettement. L’arête du club touche la balle avant la semelle, et le coup part bas et fusant au lieu de monter. Ce n’est pas la situation où découvrir le flop shot.
À l’inverse, une balle très perchée dans de l’herbe haute semble idéale. Elle l’est parfois, à condition que le club ne passe pas entièrement dessous sans la toucher. Plus la balle est haut perchée, plus le contact devient imprévisible.
Trois situations, trois décisions
Imaginons le même obstacle, un bunker entre vous et le drapeau, avec trois lies différents.
Première situation : la balle repose sur de l’herbe courte et présente, le sol est souple. Le flop est envisageable, à condition que le geste soit déjà travaillé au practice.
Deuxième situation : la balle est posée sur un sol très ras et ferme. Tenter le flop, c’est risquer l’arête. Visez une zone plus large au-delà du bunker, acceptez un putt plus long.
Troisième situation : la balle est perchée très haut dans le rough. Le club risque de passer dessous. Là encore, une cible généreuse et un coup prudent éviteront un résultat imprévisible. Si le lie vous laisse un doute, le doute est la réponse. Pour les situations où la balle est enfouie, la logique change complètement : notre guide pour sortir du rough au golf vous sera plus utile.
Quel wedge choisir pour une approche lobée ?
Un wedge très lofté aide, un sand wedge suffit
Le réflexe, quand on pense flop shot, c’est de sortir un lob wedge 58° ou 60°. Un wedge très lofté facilite effectivement la montée de balle. Le loft élevé fait le travail à votre place : vous n’avez pas à forcer la hauteur avec vos mains.
Un sand wedge fonctionne aussi. Plusieurs enseignants présentent le coup lobé avec un simple sand wedge, et pour cause : la plupart des golfeurs amateurs en possèdent un. Avant de penser achat, testez le wedge que vous avez déjà sur un lie favorable. La différence entre un 56° ouvert et un 60° est moins marquée qu’on l’imagine. Pour comprendre comment étager vos wedges et choisir le bon loft pour votre sac, notre guide sur le choix d’un wedge selon votre niveau détaille les critères essentiels.
Face ouverte et bounce : deux réglages à distinguer
Ouvrir la face augmente le loft effectif, ce qui fait monter la balle plus haut. Ouvrir la face modifie aussi la façon dont la semelle entre en contact avec le sol. Le bounce, c’est l’angle entre l’arête avant et le point le plus bas de la semelle. Il aide le club à glisser plutôt qu’à se planter. Quand vous ouvrez la face, vous exposez davantage le bounce, et c’est une bonne chose : la semelle glisse au lieu de creuser.
Ce qu’il faut retenir : ouvrir la face n’est pas un geste isolé. Cela change simultanément le loft et le comportement de la semelle. Sur un sol mou, le bounce vous aide à glisser. Sur un sol dur, une face très ouverte rend le contact instable. Là encore, le lie guide le réglage.
Tester avant de changer de club
L’erreur fréquente, c’est de croire qu’un wedge spécifique résoudra tout. Le matériel facilite le coup, il ne le garantit pas. Avant de modifier votre sac, passez une séance au practice avec votre wedge actuel sur un lie favorable et une distance courte. Si le club glisse et que la balle monte, c’est un bon début. Si la semelle se comporte mal sur votre terrain habituel, demandez conseil à votre enseignant. Pour mieux comprendre l’étalonnage de vos wedges et exploiter ce que votre sac vous offre déjà, consultez notre guide sur le wedging et le petit jeu.

Comment préparer et exécuter le geste sans chercher à soulever la balle ?
Choisir sa cible et dégager l’axe de sécurité
Avant de toucher au club, regardez devant vous. Choisissez une zone de chute, pas le drapeau, une zone. Vérifiez aussi que l’axe est libre : personne devant, personne sur le côté. Un flop raté peut partir très bas et loin, ou fuser latéralement. L’espace dégagé fait partie de la préparation, au même titre que le stance.
Ouvrir la face, puis prendre le club
Posez le club derrière la balle. Tournez la face vers la droite (vers la gauche si vous êtes gaucher) pour l’ouvrir. Ensuite seulement, refermez vos mains sur le grip en conservant ce réglage. L’ordre compte : si vous prenez le club puis essayez d’ouvrir la face, vos mains ramèneront le club en position fermée pendant le swing, et la balle partira basse.
Balle en avant, appui côté cible
Placez la balle en avant dans votre stance, vers votre pied avant. Votre poids se porte principalement du côté de la cible, et il y reste pendant tout le mouvement. C’est l’inverse du réflexe naturel qui pousse à reculer pour « aider » la balle à monter. Rickie Fowler, qui excelle dans ce registre, décrit son installation ainsi : face ouverte, balle près du pied avant, appui côté cible maintenu du début à la fin.
Le stance, c’est la position de vos pieds. Ici, la ligne des pieds est légèrement ouverte : elle vise à gauche de la cible pour un droitier, à droite pour un gaucher. Pas besoin d’exagérer ce réglage : vous devez rester stable et à l’aise.
Des mains souples, pas verrouillées
La pression des mains sur le grip reste légère. Des mains crispées empêchent le club de travailler librement sous la balle. L’objectif, c’est que la tête du club puisse accélérer sans que vos poignets résistent. Ne confondez pas mains souples et mains molles : vous gardez le contrôle, vous ne verrouillez pas.
Monter et traverser sans freiner
La montée est fluide, avec une participation naturelle des poignets. Le club monte, les poignets accompagnent. À la descente, l’engagement est franc : pas de décélération, pas de tentative de cueillir la balle. Le club traverse la zone d’impact et continue vers la cible. Freiner le geste provoque un contact gras ou un coup sans vitesse qui retombe à vos pieds.
Ce que Fowler décrit comme une sensation clé : pendant la montée, il sent que la face reste ouverte et que le bounce s’expose naturellement. C’est une sensation personnelle d’un joueur professionnel, pas une instruction mécanique à reproduire à la lettre. Ce qui compte, c’est de ne pas refermer la face avant l’impact.
Laisser le club travailler
Le réflexe le plus courant chez l’amateur, c’est de vouloir soulever la balle avec les mains. C’est exactement ce qui empêche le coup de fonctionner. Le loft de votre wedge et l’ouverture de face produisent la hauteur. Votre rôle, c’est de swinguer à travers la balle, pas de la porter.
La comparaison avec le pitch standard est parlante : au pitch, les mains restent en avant du club à l’impact pour comprimer la balle. Au flop shot, cette compression n’est pas recherchée. Si vous plaquez les mains très en avant, vous annulez l’ouverture de face et la balle repart basse et longue. Pour comparer les deux installations et mieux sentir la différence, notre tutoriel sur le pitching au golf vous donnera un point de repère utile.
- Balle en avant dans le stance, vers le pied côté cible
- Appui principalement côté cible, maintenu pendant tout le mouvement
- Mains souples sur le grip, sans verrouillage des poignets
- Axe de sécurité vérifié : personne devant ni sur les côtés
Comment doser le flop shot et choisir sa zone de chute ?
Viser une zone de chute, pas le drapeau
Le premier réflexe, c’est de viser le drapeau. Résistez. La zone de chute, c’est l’endroit où la balle touche le sol pour la première fois. Après, elle roule encore un peu. Si vous visez directement le drapeau, la balle finira plus loin que prévu. Commencez par identifier une zone de réception compatible avec l’obstacle : suffisamment loin du bunker pour absorber une légère imprécision, suffisamment en retrait pour que la roule ne vous emmène pas hors du green.
Étalonner son amplitude au practice
Le dosage ne vient pas d’un tableau de distances. Il vient de vos sensations, construites à l’entraînement. Le principe : même lie, même club, même ouverture de face, vous faites varier l’amplitude du swing. Plus le mouvement est ample, plus la balle porte loin. Moins il est ample, plus elle retombe court.
L’erreur classique, c’est de freiner pour raccourcir le coup. Un demi-swing freiné produit un contact imprévisible. Un demi-swing fluide, avec la même vitesse de traversée proportionnelle à l’amplitude, donne un résultat beaucoup plus régulier. Le dosage se règle par la taille du mouvement, jamais par un coup de frein.
Quand la marge n’existe pas
Parfois, le drapeau est collé au bord du green, juste derrière l’obstacle. La zone de réception est minuscule. Posez-vous la question honnêtement : si vous ratez de trois mètres, où finit la balle ? Si la réponse est « dans un autre bunker » ou « hors du green en pente », la sécurité commande de viser ailleurs. Accepter un putt de six mètres plutôt que jouer un coup héroïque qui vous coûte deux coups supplémentaires, c’est la marque du joueur qui progresse.
Comparer deux cas pour mieux choisir
Premier cas : le green offre cinq mètres de réception entre l’obstacle et le drapeau, avec du plat derrière. Vous avez de la marge. Un flop dosé à amplitude moyenne, visant le milieu de cette zone, laisse de la place à l’erreur dans les deux sens.
Deuxième cas : le drapeau est à deux mètres du bord, avec une pente derrière. La moindre imprécision vous envoie en bas du green ou pire. Ici, changez de cible ou changez de coup. Pour approfondir cette logique de choix entre les différentes approches selon votre situation, notre guide technique de l’approche au golf pose les critères de décision.
Une balle haute pour une approche courte
Faire monter la balle sans l’envoyer loin : Decathlon FR montre l’exécution d’un flop shot, une approche très levée qui s’arrête rapidement. En 1 min 27, la démonstration vous aide à visualiser la trajectoire recherchée avant de travailler votre dosage au practice.
Balle fusante, gratte ou passage dessous : les vérifications utiles
La balle part basse et longue
Vous avez tout préparé, le swing était engagé, la balle part en flèche, rase et rapide. C’est le raté le plus fréquent. Plusieurs causes possibles, jamais une seule certitude. Vérifiez d’abord le lie : sur sol dur, l’arête touche la balle en premier. Vérifiez ensuite si votre appui a reculé pendant le swing : le contact peut en souffrir, même avec une face bien ouverte au départ. Vérifiez enfin l’ouverture de face : si vos mains l’ont refermée avant l’impact, le loft a disparu.
Le réflexe naturel après une balle fusante, c’est d’ouvrir encore plus la face. Ce n’est pas toujours la bonne correction. Si le problème vient de l’appui ou du lie, une face plus ouverte ne changera rien.
Le contact est gras
Le club touche le sol bien avant la balle, et le coup meurt à deux mètres. Première vérification : avez-vous ralenti dans la zone d’impact ? Un ralentissement provoque souvent un contact trop tôt. Reprenez le geste en vous concentrant sur la traversée après la balle, pas sur la balle elle-même. Si le contact gras persiste, repartez sur un lie simple et une cible proche pour retrouver un point de contact régulier.
Le club passe sous la balle
Ce raté est typique des balles très perchées dans l’herbe haute. Le club glisse entièrement sous la balle, qui tombe à peine de son support ou fait un bond ridicule. Ce n’est pas une question de vitesse : swinguer plus fort ne résoudra rien. Au practice, repartez sur une balle moins perchée, retrouvez un contact solide, puis revenez progressivement vers des positions plus hautes quand le geste sera stabilisé. Sur le parcours, c’est le coup qu’il faut adapter au lie, pas la balle qu’il faut déplacer pour faciliter le flop.

La hauteur est correcte, la distance varie
La balle monte bien, retombe correctement, vous avez un bon contact. Pourtant un coup atterrit à cinq mètres, le suivant à douze. C’est un problème d’étalonnage, pas de technique. Revenez au protocole de dosage : même installation, même ouverture, amplitudes identiques sur plusieurs balles. Notez la dispersion. Si elle reste trop large, l’amplitude n’est pas encore assez régulière. Changez un paramètre à la fois. Si un problème persiste après plusieurs séances, un enseignant identifiera en quelques minutes ce que vous ne pouvez pas voir seul.
| Balle basse et fusante | Lie (sol dur ?) et position de l’appui | Arête du club en premier, poids reculé ou face refermée |
|---|---|---|
| Contact gras, balle courte | Ralentissement dans la zone d’impact | Décélération avant le contact, point bas trop tôt |
| Club passe sous la balle | Hauteur de la balle dans l’herbe | Balle trop perchée pour un contact fiable |
| Bonne hauteur, distance aléatoire | Régularité de l’amplitude | Étalonnage insuffisant, amplitude pas encore reproductible |
S’entraîner au flop shot avant de le jouer sur le parcours
Commencer sur un lie simple, en zone dégagée
Le flop shot est un coup de sensations qui demande de la pratique pour devenir fiable. Choisissez une zone d’entraînement autorisée, avec de l’espace devant et sur les côtés. Posez la balle sur de l’herbe courte et présente, un lie confortable, sans pente marquée. Visez une zone large, sans obstacle humain. L’objectif est un contact propre et une balle qui monte. Rien d’autre pour commencer. Si le chip classique n’est pas encore solide, travaillez-le d’abord : le flop s’apprend après les fondamentaux du petit jeu.
Comparer ses résultats, y compris les ratés
Après chaque coup, notez ce que vous observez : le lie de départ, la zone de chute visée, la zone réellement atteinte, la roule, le type de contact. Les ratés comptent autant que les réussites. Un carnet simple suffit. Ce qui vous intéresse, c’est la dispersion, pas votre meilleur coup. Votre coup moyen dit la vérité sur votre niveau de maîtrise.
Ne changez le lie que lorsque le contact est devenu plus régulier sur le premier support. Passer trop vite à un lie plus exigeant revient à empiler les variables, et vous ne saurez plus ce qui cause un raté quand il arrive.
Du practice au parcours : la question à se poser
Avant de tenter un flop shot en situation réelle, posez-vous quatre questions. Le contact est-il reproductible sur un lie comparable ? Le lie que vous avez sous les yeux ressemble-t-il à celui que vous travaillez au practice ? Existe-t-il une option plus simple pour cette situation ? Si vous ratez, le résultat restera-t-il acceptable ?
Si une seule réponse vous fait hésiter, choisissez l’alternative. Le bon coup, ce n’est pas celui qui impressionne. C’est celui que vous maîtrisez dans cette situation précise.
Une option plus simple est possible ? Gardez-la. Un doute sur le contact, sur la ressemblance entre les deux lies ou sur les conséquences d’un raté ? Visez plus large avec un coup que vous maîtrisez.
- Le lie du parcours ressemble-t-il à celui du practice ?
- Une option plus simple existe-t-elle pour atteindre la cible ?
- Si le coup rate, le résultat restera-t-il jouable ?
Flop shot golf : un geste utile quand le choix le précède
Le flop shot n’est pas un coup spectaculaire à collectionner. C’est un outil précis, réservé aux situations où la hauteur est la seule réponse possible. Savoir quand renoncer, évaluer le lie avant de prendre le club, installer la face ouverte dans le bon ordre, traverser sans freiner, noter ses résultats sans se focaliser sur le meilleur : chaque étape sert le coup suivant.
Le practice est votre terrain d’apprentissage, pas le parcours. Prenez le temps d’observer vos contacts, de mesurer votre dispersion, de comparer le flop à une option roulée sur les mêmes situations. Le jour où le geste sera suffisamment fiable pour que la décision devienne naturelle, vous le sentirez.
- GOLF.com, Rickie Fowler’s 1-minute flop shot lesson, golf.com
- Nextgengolf, How to Hit a Flop Shot, blog.nextgengolf.org
- Paul Lambersens, Le flot shot (ou coup lobé) facile, paullambersens.golf
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Comment faire un flop shot au golf ? : vos questions fréquentes
Peut-on faire un flop shot avec un sand wedge ?
Oui, tout à fait. Plusieurs enseignants présentent explicitement le coup lobé avec un sand wedge. Un lob wedge facilite la montée de balle grâce à son loft plus élevé, il n’est pas un prérequis. Ce qui compte, c’est l’adéquation entre votre club, le lie et votre maîtrise du geste. Testez d’abord avec ce que vous avez dans le sac.
Le flop shot est-il réservé aux bons joueurs ?
Il n’existe aucun seuil d’index qui autorise ou interdise ce coup. Le flop shot demande un contact suffisamment reproductible pour être fiable en situation réelle. Un joueur qui débute le petit jeu a plus à gagner en travaillant d’abord le chip et le pitch. Le flop s’ajoute ensuite, quand les bases sont solides, idéalement accompagné par un enseignant.
Peut-on tenter un flop sur herbe très rase ?
C’est possible pour certains joueurs expérimentés, le risque de contact avec l’arête est nettement plus élevé sur un lie serré ou un sol dur. La semelle du wedge n’a pas de marge pour glisser. Ce n’est pas la situation recommandée pour apprendre. Préférez une cible plus large et un coup moins exigeant.
Pourquoi la balle roule-t-elle malgré sa hauteur ?
Hauteur ne signifie pas arrêt garanti. La roule dépend de la vitesse du green, de l’humidité, de l’angle d’arrivée et de la qualité du contact. Le flop shot réduit la roule par rapport à un pitch ou un chip, il ne l’élimine pas. C’est pour cette raison que le dosage passe par l’observation de la roule réelle au practice, pas par un ratio théorique.
Quelle différence entre lob shot et flop shot ?
Dans l’usage courant, les deux termes désignent souvent le même coup : une approche très haute à face ouverte, destinée à retomber avec peu de roule. Certains font une distinction fine, d’autres les utilisent comme synonymes. Il n’existe pas de définition réglementaire officielle qui les sépare. Ce qui compte, c’est de savoir quel résultat vous visez et quelle installation vous utilisez.