Premier parcours du week-end, vous venez de jouer un fer 7 sur le fairway. La balle file droit, le contact semble propre. En baissant les yeux, vous découvrez un rectangle de gazon arraché quelques centimètres devant l’endroit où la balle reposait. Ce morceau de terre, c’est votre divot. La question qui suit est presque toujours la même : c’est bon signe, ou pas ?
Le divot intrigue autant qu’il inquiète. Certains golfeurs s’en félicitent comme d’une preuve de niveau. D’autres culpabilisent en voyant l’état du fairway après leur passage. Entre les deux, la plupart ne savent pas ce que ce bout de gazon raconte de leur swing, ni ce qu’ils sont censés en faire une fois le coup joué.
Le divot est pourtant l’un des meilleurs outils de diagnostic disponibles sur un parcours. Sa position, sa profondeur, sa direction disent en quelques centimètres ce que votre corps et votre club viennent de faire à l’impact. Encore faut-il savoir le lire, et surtout ne pas en tirer les mauvaises conclusions.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un divot au golf et pourquoi n’a-t-il pas la même signification selon le club ?
- Faut-il absolument faire un divot pour bien jouer ses fers ?
- Comment lire la position, la profondeur et la direction d’un divot ?
- Quelles erreurs de swing créent une gratte, un top ou un faux divot ?
- Comment apprendre à prendre un divot balle puis sol sans forcer ?
- Que disent les règles et l’étiquette sur le divot, le trou de divot et la réparation du fairway ?
- Que faire selon le club, le lie et la saison sur le parcours ?
- Le divot au golf : un repère concret pour chaque coup de fer
- Divot golf : vos questions fréquentes
- Ce qu’est réellement un divot et pourquoi il ne se forme pas de la même façon avec un fer 7, un sand wedge ou un driver
- Pourquoi l’absence de divot n’est pas forcément un défaut, et pourquoi un gros divot n’est pas forcément un bon signe
- Comment lire la position, la profondeur et la direction d’un divot pour corriger votre contact coup après coup
- Les erreurs de swing qui produisent des grattes, des tops et des faux divots, et comment les identifier
- Ce que disent le R&A et la FFGolf sur le trou de divot, le dégagement gratuit et la réparation du fairway selon la saison
Que vous cherchiez à comprendre ce que racontent vos fers ou à entretenir correctement le parcours après votre passage, vous repartirez avec des repères concrets pour chaque situation.
Qu’est-ce qu’un divot au golf et pourquoi n’a-t-il pas la même signification selon le club ?
Un morceau de gazon arraché après la balle
Le divot, c’est cette motte de terre et d’herbe que le club arrache au sol pendant le swing. Il se forme après le contact avec la balle, quand la tête du club continue sa descente et traverse le gazon. Ce n’est pas un accident : sur un coup de fer correctement exécuté, le point le plus bas de l’arc de swing se situe légèrement en avant de la balle.
Le club touche donc la balle d’abord, puis le sol ensuite. C’est cette séquence qui produit le divot. La motte arrachée n’est pas le signe que vous avez frappé trop fort dans le gazon : c’est la trace naturelle d’un angle d’attaque descendant, celui que demandent les clubs joués au sol.
Fers et wedges : un angle d’attaque descendant
Avec un fer moyen ou un wedge, la tête de club arrive sur la balle du haut vers le bas. Elle traverse la balle, puis continue dans le gazon sur quelques centimètres. Le divot qui en résulte est normal et souvent révélateur de la qualité du contact. Plus le club est ouvert, plus l’angle est prononcé : un pitching wedge laissera une marque plus nette qu’un fer 5, parce que la descente est plus verticale.
Cette logique s’applique à tous les coups joués depuis le sol avec un fer ou un wedge : plein swing, approche, chip appuyé. Le divot varie en taille, en profondeur, en longueur, mais le principe reste le même. Le club descend, touche la balle, puis traverse le sol.
Driver, putter, bunker : pas la même logique
Avec le driver, la balle est posée sur un tee. Le club remonte déjà au moment de l’impact : l’angle d’attaque est nul ou légèrement ascendant. Prendre un divot au driver, c’est le signe d’un coup trop descendant, pas d’un bon contact.

Le putter fonctionne dans un plan rasant : aucun divot n’est attendu ni souhaitable. Au bunker, c’est encore une autre logique : le club entre dans le sable avant la balle, ce qui inverse le principe du contact habituel. Chaque club a sa propre relation avec le sol, et le divot n’a de sens que remis dans ce contexte.
Faut-il absolument faire un divot pour bien jouer ses fers ?
Le mythe du divot obligatoire
On entend souvent que « les bons joueurs prennent un divot à chaque coup de fer ». C’est un raccourci. Les joueurs professionnels prennent effectivement un divot régulier parce que leur angle d’attaque est descendant et leur point bas constant. Pour autant, l’objectif n’est jamais de produire un divot : c’est de produire un bon contact. Le divot en est la conséquence, pas la cause.
L’enjeu réel : la séquence balle puis sol
Le vrai enjeu technique, c’est la séquence balle puis sol. Le club touche la balle d’abord, puis continue sa course dans le gazon. Cette séquence garantit un contact compressé, avec de la distance, du contrôle de trajectoire et un spin régulier. Un joueur qui réalise cette séquence sans laisser un divot visible n’a aucun problème : il effleure le sol sans arracher de matière. Pour approfondir cette mécanique, notre guide sur l’impact pur avec les fers détaille chaque étape du contact.
Quand l’absence de divot pose un problème
L’absence de divot devient préoccupante quand elle s’accompagne de symptômes : balles qui partent molles et basses, trajectoires irrégulières, manque de distance chronique. Le club passe au-dessus du sol sans traverser, ou frappe la balle en remontant. C’est souvent un top déguisé : le contact se fait sur l’équateur de la balle au lieu de la partie basse.
Quand elle n’en pose aucun
À l’inverse, la grande majorité des golfeurs amateurs ne prennent pas un divot systématique, et ce n’est pas un défaut en soi. Sur un sol dur ou sec, un coup parfaitement frappé peut ne laisser qu’une trace à peine visible. Le critère, c’est toujours la qualité du vol de balle, pas la quantité de gazon arrachée. Le paradoxe est là : chercher à tout prix à arracher du gazon détériore souvent le contact au lieu de l’améliorer.
- Pas de divot avec un vol de balle correct et régulier : aucun problème, votre contact est propre
- Pas de divot avec des trajectoires molles, basses ou irrégulières : le club ne traverse probablement pas assez le sol après la balle
- Gros divot avec perte de distance et choc dans les mains : le club arrive trop abruptement, le contact manque de fluidité
Comment lire la position, la profondeur et la direction d’un divot ?
Repérer le point de départ du divot
Le premier repère, c’est l’endroit où commence le divot par rapport à la position initiale de la balle. Au practice, posez un tee au sol à l’emplacement exact de la balle avant le coup. Si le divot commence après ce tee, côté cible, vous avez touché la balle d’abord, puis le sol : c’est le contact recherché. Si le divot commence avant le tee, côté pied arrière, le club a touché le sol en premier.
Divot avant la balle : un signal d’alerte
Un divot qui démarre trop en arrière signifie que le point bas de votre arc de swing est reculé. Le club « creuse » avant d’atteindre la balle. Le résultat typique : une balle qui part lourde, basse, avec peu de contrôle et une sensation désagréable dans les mains. C’est le signe que le poids reste trop longtemps sur le pied arrière, ou que les mains arrivent en retard à l’impact. La position de balle dans le stance conditionne directement ce transfert et mérite d’être vérifiée en premier.
La profondeur : traversée fine ou cratère
Un divot peu profond, régulier, qui ressemble à une fine bande de gazon, indique un angle d’attaque contrôlé et un bon transfert de poids. Un divot très profond, en revanche, révèle un angle trop abrupt. Le club plonge dans le sol au lieu de le traverser. Le joueur perd de l’énergie dans le gazon au lieu de la transmettre à la balle : la sensation est celle d’un coup « planté », avec une vibration forte dans les mains et un finish qui s’arrête net.

La direction : le chemin de club au sol
Regardez où pointe le divot. S’il est orienté droit vers la cible, le chemin de club est correct. S’il part nettement à gauche (pour un droitier), le club traverse de l’extérieur vers l’intérieur : c’est un chemin de slice ou de pull. S’il part à droite, le club vient trop de l’intérieur : c’est un chemin de hook ou de push. La direction du divot reproduit exactement le chemin que la tête de club a suivi au sol. Les conséquences de cet alignement sur la trajectoire de balle sont immédiates.
Un outil de diagnostic, pas un verdict définitif
Le divot donne des indices, pas des certitudes absolues. Le sol, l’humidité, le type de gazon influencent l’aspect de chaque marque. Un divot profond sur un terrain détrempé ne signifie pas la même chose qu’un divot profond sur un fairway sec. Prenez l’habitude de regarder vos divots, notez les tendances sur plusieurs coups, et servez-vous de cette information pour orienter votre travail au practice.
| Caractéristique du divot | Ce qu’il indique | Ce qu’il faut travailler |
|---|---|---|
| Commence après la balle | Contact balle puis sol correct | Rien, continuez |
| Commence avant la balle | Point bas reculé, gratte | Transfert de poids vers l’avant |
| Très profond | Angle d’attaque trop abrupt | Traversée plus fluide, moins de force verticale |
| Peu profond ou absent | Contact effleuré ou top possible | Vérifier séquence et position du point bas |
| Orienté à gauche (droitier) | Chemin extérieur-intérieur | Chemin de club plus neutre |
| Orienté à droite (droitier) | Chemin trop intérieur | Chemin de club moins fermé |
Quelles erreurs de swing créent une gratte, un top ou un faux divot ?
Le point bas reculé : la cause la plus fréquente
Je constate souvent que les joueurs qui grattent ou qui toppent ont un point commun : leur point bas se trouve derrière la balle au lieu d’être devant. Le poids reste sur le pied arrière, le buste recule au moment de l’impact, et le club touche le sol trop tôt. Le divot qui en résulte est épais et très en arrière. La balle part lourde, parfois accompagnée d’un paquet de terre. L’article sur les tops et les grattes détaille ce mécanisme et les corrections possibles.
Vouloir aider la balle à monter
C’est l’erreur la plus naturelle du monde : face à un fer, on a envie de « lever » la balle. Le réflexe pousse à reculer le buste, à remonter les mains, à essayer de passer sous la balle pour la soulever. Le résultat est paradoxal : vouloir lever la balle la fait souvent partir moins bien. C’est le loft du club qui fait monter la balle, pas le geste du joueur. Forcer la montée produit des tops, des grattes, ou des contacts mous sans aucun divot.
Creuser volontairement dans le sol : le piège
Certains joueurs, convaincus qu’un divot est obligatoire, forcent le club vers le bas. Le mouvement devient artificiel, raide, et plante la tête de club dans le sol au lieu de le traverser. Le divot est souvent spectaculaire, très profond, parfois accompagné d’un choc douloureux dans les poignets. La balle, elle, ne va nulle part. Chercher à « faire un divot » ne fonctionne pas : le divot apparaît quand le geste est correct, pas quand on force le contact avec le sol.
Le faux divot : beaucoup de terre, peu de contact réel
Il existe aussi des divots trompeurs. Le club arrache un beau rectangle de gazon, le joueur pense avoir bien frappé, pourtant la balle est partie molle et courte. Le club a touché le sol avant la balle, même légèrement. L’énergie est passée dans le gazon, pas dans la balle. Ce faux divot ressemble à un bon contact, il suffit pourtant de regarder son point de départ pour comprendre : il commence trop tôt. Un grip stable et une posture équilibrée aident à stabiliser le point bas et à limiter ces faux contacts.
Comment apprendre à prendre un divot balle puis sol sans forcer ?
Vérifier d’abord le placement de balle
Avant de travailler le swing, vérifiez où vous posez la balle dans votre stance. Pour un fer moyen (fer 7, fer 6), la balle se place légèrement en avant du centre du stance, à peu près sous le logo de votre polo. Trop en arrière, le club arrive dessus trop tôt et vous grattez. Trop en avant, vous la cueillez sans descendre dans le gazon. Le bon placement crée les conditions du divot sans que vous ayez à le chercher.
Le bon contact au ralenti
Le ralenti met côte à côte un coup de fer réussi, un top et une gratte, avec un repère clair sur le point bas pour comprendre ce qui change à l’impact. En 7 minutes 38, Paul Lambersens Golf ajoute deux exercices simples pour sentir plus facilement le contact balle puis sol.
Le sternum et le poids : deux repères simples
Au moment de l’impact, votre sternum doit être au-dessus de la balle ou légèrement en avant. C’est ce repère qui garantit que le point bas de votre arc de swing se situe après la balle, côté cible. Le poids, lui, doit avoir commencé à se transférer vers le pied avant. Pas besoin de forcer un transfert spectaculaire : une légère pression sur le pied gauche (pour un droitier) au moment de la descente suffit à avancer le point bas de quelques centimètres décisifs.
L’exercice du tee planté
Au practice, plantez un tee dans le sol, à ras de terre, sans balle dessus. Faites des swings courts en essayant de toucher le tee puis de continuer dans le gazon après celui-ci. L’objectif n’est pas d’arracher de la matière : c’est de sentir que le club traverse le sol après le point de contact. Une fois la sensation acquise, posez une balle juste derrière le tee et reproduisez le même geste. Le divot apparaîtra naturellement après la balle. La qualité du backswing et de la séquence de descente conditionne aussi la fluidité de cette traversée.
Chercher la traversée, pas l’arrachement
Le bon divot ressemble à une fine langue de gazon, pas à un cratère. La sensation recherchée, c’est celle d’un club qui glisse à travers le sol, pas qui s’y plante. Pensez à brosser le gazon plutôt qu’à le frapper. La finition du swing doit rester ample et déliée : si le club s’arrête net dans le sol, l’angle d’attaque est trop vertical ou les poignets se bloquent à l’impact.
La régularité au practice
Un bon contact ne s’acquiert pas en une séance. Je recommande de consacrer dix minutes par session au travail du point bas, sans objectif de distance. Prenez un fer 9 ou un pitching wedge, jouez des demi-swings, concentrez-vous uniquement sur la séquence balle puis sol. Variez les lies si votre practice le permet. Observez vos divots à chaque coup : ils vous parlent plus clairement qu’un moniteur vidéo. Pour prolonger ce travail sur le wedging et le contrôle de trajectoire, les principes de contact sont exactement les mêmes.
- Balle légèrement en avant du centre du stance, sous le logo du polo pour un fer moyen
- Sternum au-dessus de la balle ou en avant à l’impact
- Pression du poids qui se déplace vers le pied avant pendant la descente
- Finition ample : le club traverse le sol, il ne s’y plante pas
Que disent les règles et l’étiquette sur le divot, le trou de divot et la réparation du fairway ?
Divot arraché et trou de divot : deux situations distinctes
La confusion est fréquente. Le divot que vous arrachez, c’est la motte de gazon que vous avez produite par votre swing. Le trou de divot, c’est la marque que quelqu’un d’autre a laissée dans le fairway et dans laquelle votre balle vient de se poser. Les règles distinguent bien ces deux situations. Le premier relève de l’étiquette et du respect du parcours. Le second relève des règles de jeu.
Pas de dégagement gratuit en règle standard
Si votre balle atterrit dans un trou de divot en plein fairway, vous n’avez pas droit à un dégagement gratuit. Le R&A est explicite : le free relief (règle 16) concerne les conditions anormales du terrain, comme le terrain en réparation, l’eau temporaire ou une obstruction inamovible, pas les trous de divot. La zone de dégagement se mesure à une longueur de club depuis le point de relief complet, uniquement pour ces cas précis. Le R&A précise dans ses recommandations aux comités qu’accorder un relief gratuit pour un trou de divot irait contre le principe fondamental du jeu : jouer le parcours comme on le trouve et la balle comme elle repose.
L’exception des preferred lies
En période hivernale ou sur terrain dégradé, certains clubs activent les preferred lies (règle locale E-3 du R&A). Cette règle permet de relever, nettoyer et replacer la balle dans une zone définie sur le fairway. Ce n’est pas une règle standard : elle doit être activée par le comité du club, et elle ne concerne généralement que les lies de fairway. Vérifiez toujours le tableau d’affichage avant de jouer.
Replacer ou sabler : le bon réflexe
Une fois votre coup joué, le réflexe à adopter dépend de ce que le parcours prévoit. La règle d’étiquette est simple : ne jamais laisser un trou de divot ouvert sans le traiter. La suite dépend des consignes locales et de la saison. Pour appliquer cette même attention aux traces laissées dans un bunker, le principe de respect du parcours est le même.
Que faire selon le club, le lie et la saison sur le parcours ?
Fairway et tee de départ
Sur le fairway, la consigne varie selon le parcours. Certains clubs mettent à disposition des seaux de mélange sable, terre et graines sur les voiturettes ou aux départs. D’autres attendent simplement que vous replaciez la motte de gazon. Au départ, le tee protège le gazon sur les par 3, mais un divot reste possible sur un coup au sol. Sur les par 4 et par 5, un divot au driver est rare puisque la balle est surélevée, quand il se produit, le même réflexe s’applique.
La nuance saisonnière
Du début de l’automne à la fin du printemps, quand la pluie est régulière et la pousse active, replacer le divot est le geste le plus efficace. Selon la FFGolf, la motte de gazon se réenracine en environ deux jours dans ces conditions. En plein été, quand le sol est dur et sec, replacer un divot desséché ne sert souvent à rien : la motte ne reprendra pas. Si le parcours le prévoit, mieux vaut alors reboucher avec le mélange sable et graines. C’est une logique agronomique, pas un absolu universel : la consigne du parcours prime toujours.

Un protocole simple après chaque coup
Prenez l’habitude de suivre toujours la même routine après un coup de fer sur le fairway. Regardez si un divot s’est formé. Si oui, replacez la motte ou appliquez la consigne locale. Tassez légèrement avec le pied. Ce geste prend cinq secondes et permet au gazon de se régénérer bien plus vite que si le trou reste ouvert. C’est un réflexe de golfeur, au même titre que ratisser le bunker ou réparer son pitch mark sur le green. Pour adapter votre technique d’approche aux conditions du terrain, la saison joue un rôle sur le contact comme sur l’entretien.
| Situation | Geste à adopter |
|---|---|
| Fairway, saison humide (automne à printemps) | Replacer la motte, tasser avec le pied |
| Fairway, été sec | Reboucher avec le mélange sable/graines si disponible |
| Tee de départ (par 3) | Replacer la motte comme sur le fairway |
| Rough | Le gazon absorbe davantage, replacer si une motte se détache |
| Bunker | Ratisser la trace, le sable remplace le gazon |
| Consigne locale affichée | Suivre la consigne du parcours en priorité |
Le divot au golf : un repère concret pour chaque coup de fer
Le divot n’est ni un trophée ni une faute. C’est un repère très concret à chaque coup de fer, et qui raconte en quelques centimètres la qualité de votre contact, la direction de votre chemin de club et la position de votre point bas.
La prochaine fois que vous jouerez vos fers, prenez cinq secondes pour observer votre divot avant de relever la tête vers la cible. Sa position, sa profondeur et sa direction vous en diront plus long que la trajectoire de la balle. Corrigez ce qu’il vous montre, replacez la motte ou sablez selon la saison, et passez au coup suivant avec un repère de plus dans votre progression.
- FFGolf, Pourquoi faut-il réparer ses pitchs et replacer ses divots ?, ffgolf.org
- R&A, Relief from Abnormal Course Conditions (Rule 16), randa.org
- R&A, Model Local Rules (MLR E-3 / preferred lies), randa.org
📷 Crédits photos
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Divot golf : vos questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un divot au golf ?
Le divot est le morceau de gazon et de terre que le club arrache au sol pendant le swing. Il se forme après le contact avec la balle, quand la tête du club traverse le gazon. Le divot concerne principalement les coups de fers et de wedges, joués au sol avec un angle d’attaque descendant.
Est-ce grave si je ne fais pas de divot avec mes fers ?
Pas forcément. Si vos trajectoires sont correctes et régulières, l’absence de divot visible signifie simplement que votre club effleure le sol sans arracher de matière. Le critère reste la qualité du vol de balle, pas la quantité de gazon arrachée. En revanche, si vos balles partent molles ou irrégulières, le problème vient du contact, pas du divot en lui-même.
Un gros divot veut-il dire que mon swing est bon ?
Non. Un divot très profond indique souvent un angle d’attaque trop abrupt. Le club plonge dans le sol au lieu de le traverser, ce qui fait perdre de l’énergie et du contrôle. Le bon divot est fin, régulier, et commence après la position initiale de la balle.
Où doit commencer un bon divot ?
Après la balle, côté cible. Si vous posez un tee à l’endroit où se trouvait la balle, le divot doit commencer après ce tee. C’est le signe que le club a touché la balle d’abord, puis le sol ensuite, dans la bonne séquence.
A-t-on droit à un dégagement gratuit si la balle est dans un trou de divot ?
Non, pas en règle standard. Le R&A précise que le free relief concerne les conditions anormales du terrain (eau temporaire, terrain en réparation, obstruction), pas les trous de divot. La balle se joue comme elle repose. Seule exception : si le club a activé les preferred lies (règle locale E-3), vous pouvez relever et replacer la balle dans une zone définie sur le fairway.
Faut-il toujours remettre le divot en place ?
La règle dépend de la saison et du parcours. Du début de l’automne à la fin du printemps, replacer la motte est le geste le plus efficace : le gazon se réenracine en environ deux jours. En été sec, la motte desséchée ne reprendra probablement pas. Certains parcours mettent alors à disposition un mélange de sable, terre et graines. Suivez toujours la consigne affichée au club.
Pourquoi le driver ne fait-il pas le même type de divot qu’un fer ?
Avec le driver, la balle est posée sur un tee et le club remonte déjà au moment de l’impact. L’angle d’attaque est nul ou légèrement ascendant : le club ne descend pas dans le sol. Prendre un divot au driver est le signe d’un coup trop descendant, pas d’un bon contact.
Quelle différence entre un pitch et un divot ?
Le pitch mark est la marque que la balle laisse en atterrissant sur le green. Le divot est la motte de gazon que le club arrache au sol au moment du swing. Les deux se réparent, pas de la même façon : le pitch se relève avec un relève-pitch sur le green, le divot se replace ou se sable sur le fairway.